Hichem ABOUD poursuit en justice
Simon Malley et Le Nouvel Afrique Asie

Simon Malley ça vous dit quelque chose? Non, pour beaucoup d'entre vous? Faisons, alors, sa connaissance. C'est un journaliste égyptien (qui s'appelait Malek Souleïmane) de nationalité américaine et résidant en France. Il a fondé au début des années soixante-dix "Afrique-Asie", un magazine international, (lequel succéda à AFRICASIA) dont il voulait faire le porte voix des régimes dits progressistes de l'époque. Financé par l'Algérie de Boumediène, cet hebdomadaire constituait une lourde charge pour le trésor public algérien. Avec l'argent du contribuable algérien, Simon Malley parti de rien menait à Paris un train de vie digne des grands magnats de la presse internationale. A Alger, il était reçu en grandes pompes par les dignitaires du régime auxquels il était lié par une amitié fondée sur l'amour de dieu Dollar. Dans les conférences internationales, Abdelaziz Bouteflika, alors ministre des affaires étrangères de Boumediène, lui donnait tuyau sur tuyau pour faire du magazine Afrique-Asie l'un des canards les mieux informés.

L'avènement du régime de Chadli n'arrangea guère les affaires de Simon. Les nouveaux homme forts d'Alger ont compris que ce magazine n'avait aucune crédibilité sur la scène médiatique internationale. La manne financière dont il disposait du temps de Boumediène se réduisait peu à peu jusqu'à l'étranglement d'un journal dont l'audience ne dépassait guère le seuil du salon de ceux qu'il encense. Afrique Asie finit par rendre l'âme dans l'indifférence totale.

Simon Malley n'est pas un journaliste qui peut tenir tête aux grosses cylindrées de la presse pour soutenir la concurrence et faire un journal du calibre des magazines du genre l'Expresse, Le Nouvel Obseravateur, Le Point, Paris Match ou Marianne. Comme tous les médiocres, il ne peut compter que sur l'argent des autres pour maintenir en vie un titre qui a du mal à se trouver un strapontin sur les étalages des kiosques de la presse internationale.

Avec le retour de Abdelaziz Bouteflika à la tête des affaires de l'Etat algérien, Simon Malley se rappelle le bon vieux temps des conférences de l'ONU, du non alignement et de l'OUA. Il reprend contact avec le vieil ami Boutef et le voilà relancer son magazine sous l'appellation de "Nouvel Afrique Asie". Ne pouvant compter sur la seule aide du régime d'Alger, il se rapproche de Rabat et de Tunis pour leur faire la lèche alors qu'ils les pourfendait, il y a à peine quelques années. Les finances n'étant pas telles qu'elles étaient dans les années soixante-dix et quatre vingt, Simon Malley se contente de diriger un mensuel à défaut d'un hebdomadaire. Son équipe rédactionnelle ne compte pas en son sein, un seul journaliste connu sur la place publique. En un mot, il fait avec les moyens de bord en attendant mieux. Sait-on jamais.

Le Nouvel Afrique-Asie dont le siège se trouve dans le dixième arrondissement de Paris se présente comme un magazine international d'information, d'analyse et tout et tout...Mais comme l'analyse politique des évènements qui secouent notre planète n'est pas à la portée du premier venu des scribouillards, le canard de Simon Malley ne trouve rien d'autre que de verser dans la diffamation et l'insulte de ceux qui s'opposent courageusement contre ses financiers. Et c'est ainsi que dans son numéro du mois d'avril dernier il prit pour cible Hichem Aboud auteur de la Mafia des Généraux. Sous la plume d'un obscur plumitif qui signe sous le pseudonyme de Riad Mounir, Le Nouvel Afrique Asie publie sur deux pages un article diffamatoire dont il ne soupçonnait nullement les conséquences. Misant sur l'absence d'audience de son journal et croyant, certainement, que cet article ne sera lu que par ceux qu'il encense, l'auteur s'est permis toutes les violations de la déontolgie et de l'éthique journalistique.

Ayant pris connaissance de cet article sur le web, Hichem ABOUD n'hésita pas une seconde à assigner en justice par citation directe l'auteur de l'article et son directeur de la publication Simon Malley le 25 juin dernier. Les deux larrons avaient dix jours pour faire une offre de preuves de ce qu'ils avançaient. Ils n'ont pas pu produire un quart de preuve.

L'affaire sera appelée à l'audience du 13 septembre 2002 à 13h30 devant la 17ème chambre correctionnelle de Paris. Une audience au cours de laquelle, les deux larrons auront à s'expliquer devant la justice. Mieux encore, au cours de l'audience nous aurons l'occasion de savoir qui se cache derrière le pseudonyme de Riad Mounir, si ce n'est un agent du DRS du général Tewfik.

 

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