Mohamed Benchicou,
le Directeur du quotidien Le Matin,
Entre la malhonnêteté intellectuelle
et le commerce du sang


Usant du droit de réponse, j'ai ai adressé, le dimanche 13 avril la mise au point suivante que la rédactrice en chef du quotidien Le Matin m'a assuré avoir bien reçue. A ce jour, Mohamed Benchicou se garde d'autoriser la rédactrice en chef de la publier . Ainsi, il vient de donner la preuve éclatante qu'en plus de servir ses maîtres les généraux maffieux, il est d'une malhonnêteté intellectuelle qui ne fait pas honneur à la presse.

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la brosse à reluire
et le bol de sang

Libre à M.Mohamed Benchicou de proposer ses services de conseiller en communication aux généraux algériens. Libre à lui de cirer les rangers des généraux. Libre à lui de prendre la défense des généraux Tewfik et Lamari. Mais, l'éthique et la déontologie journalistiques ne lui donnent pas la liberté de se lancer dans des accusations gratuites et sans fondement contre des hommes ou des femmes qui ont pris sur eux l'engagement de s'opposer à un régime rejeté et vomi par la quasi-totalité du peuple algérien.

Dans sa chronique du jeudi 10 avril, le directeur du quotidien Le Matin n'a pas hésité à me qualifier de mercenaire recruté par des officines franco-américaines. Ce genre d'accusations à la légère nous rappelle le temps du parti unique où toute voix qui s'élève contre le pouvoir en place est vite taxée d'agir pour le compte des forces étrangères. C'est le fameux " complot ourdi contre la révolution ". Ces accusations gratuites n'emportent plus l'adhésion de l'opinion publique et ne peuvent avoir qu'un effet contraire à celui escompté.

Je ne ferai jamais l'honneur à M.Benchicou en lui intentant un procès pour diffamation. Je me limite à lui demander d'apporter les preuves de ses allégations. Il n'a qu'à agir en véritable professionnel en menant des investigations comme je le fais lorsque je l'accuse de profiter du drame algérien.

M.Benchicou peut-il me démentir lorsque je le qualifie de commerçant du sang des victimes du terrorisme ? Non, il ne pourra jamais m'apporter le moindre démenti. Il suffit que je lui rappelle qu'en quittant l'Algérie en juin 1993 sous prétexte que les journalistes étaient menacés par les groupes terroristes, il a laissé le quotidien Le Matin aux bons soins de journalistes courageux, à leur tête Saïd Mekbel, pour aller créer une entreprise de communication à Paris. Au moment où les journalistes du Matin à l'instar de leurs confrères des autres journaux faisaient face à la barbarie des terroristes du GIA produit du système des généraux qu'il ne cesse de défendre, M.Benchicou est allée créer à Paris la SARL BIRD COMMUNICATION au capital de 700.000 Francs Français, en s'associant à cinq autres ressortissants algériens que je me garde de citer pour le moment. Cette entreprise a été Constituée le 29 juillet 1993. Soit un mois après son arrivée à Paris. Elle était immatriculée au registre du commerce et des sociétés sous le numéro : B 392 826 442 (93 B 1404). Le siège de cette entreprise se trouvait au 76/78 avenue des Champs Elysées (il choisit bien ses quartiers l'ami !).

Dans cette entreprise Benchicou détenait 1225 parts sur les sept milles d'une valeur de 122.500 FF. Le 30 janvier 1997 il en cèdera 713 au profit d'un pied noir, natif d'El Goléa, nommé Jean Claude PATRICE pour un montant déclaré de 71.300 Francs (la somme non déclarée reste inconnue) et a gardé 512 parts numérotées de 6 489 à 7000. Il était ainsi le quatrième principal actionnaire.

Une année après, soit le 22 juillet 1994 il crée la SARL NEGOCE EXPORT au capital de 150. 000. Cette fois, il a pour associées, son épouse et sa belle mère. Le registre de commerce porte le numéro : 397915158. Numéro de gestion 94B03841. Date d'immatriculation : le 03/08/1994 au greffe de Nanterre. Le siège de cette société se trouvait au , 1 allée D'Issy 92310 Issy les Moulineaux qui était son adresse personnelle, avant qu'il ne soit transféré au 16, rue Kleber 92310 Issy les Moulineaux. Cette société avait pour objet d'exporter des macaronis aux algériens qui mourraient sous les balles et la torture des généraux et par la " mahchoucha " et l'épée des terroristes du GIA.

Dans le courant de la même année il ouvre une librairie papeterie presse au 24, rue Anatole France à Issy Les Moulineaux. Cette librairie ne se limitait pas seulement à la vente au détail (il ne vendait pas Le Matin) elle exportait, en plus, vers l'Algérie des livres de propagande islamiste.
M.Benchicou s'achète un peu plus tard un pavillon d'une valeur de 1.500.000 FF (soit plus d'un milliard et demi en dinar algérien), dans la banlieue bourgeoise de Paris et un appartement pour sa fille.

A travers ces lignes que M.Benchicou ne peut démentir et je suis prêt à publier les documents officiels qui attestent de la véracité de ce que j'avance, on constate bien que le commerce du sang auquel s'est adonné le Directeur du quotidien du Matin, est bien juteux. Au moment où il faisait fructifier ses affaires, trois journalistes du Matin tombaient en martyrs de la profession dont celui qu'il a désigné à la tête de la direction du journal, Saïd Mekbel.

Si j'étais mercenaires des officines franco-américaine comme le prétend M.Benchicou, je n'aurais jamais osé révéler ses affaires scabreuses de peur qu'il m'en sorte des affaires à moi. Quand on roule pour ces officines on doit, au moins, avoir bénéficié de quelques biens matériels et disposer d'un compte bancaire suffisamment garni pour créer une petite entreprise et s'acheter au moins un studio dans le pire des cas, dans une des banlieues dites difficiles de la région parisienne.

Avant de conclure, je souhaite bien que M.Benchicou réponde à ces questions :

1/ M.Benchicou qui était détenteur de 30 pour cent des parts de la SARL Le Matin était rémunéré selon le règlement intérieur de cette SARL. La rémunération du journal ne pouvait lui permettre de disposer de 125.000 FF (soit 125 millions et demi en dinar). D'où a-t-il ramené ces fonds ?

2/ D'où a-t-il ramené les 150.000 FF (150 millions en Dinar algérien) pour ouvrir NEGOCE EXPORT une année plus tard? Il est bon de rappeler que jusqu'à juin 1997 il n'y a pas eu de répartition de bénéfices au quotidien Le Matin considéré comme sa seule source de revenu.

3/ Comment s'est-il procuré les 1.500.000 (un milliard et demi en Dinar algérien) de FF pour payer son pavillon à Boulogne ?

4/ A quel titre s'est-il installé en France ? Il n'était pas réfugié politique et en 1993 l'asile territorial n'existait pas. Comment les autorités françaises ne l'ont pas inquiété s'il était en situation irrégulière lui et sa famille ? Qui est de nous deux mercenaire des officines franco-américaines ? Qui de nous deux a bénéficié des facilités d'installation ?


Je mets au défi M.Benchicou, s'il connaît le sens du mot défi, de me trouver le moindre des actes contraires à la morale et aux valeurs que je défends. Je suis prêt à prendre en charge les frais de ses investigations et à mettre à sa disposition tous les documents qu'il me demanderait, à commencer par mes fiches de paie et mes relevés bancaires. Je suis prêt à répondre à toutes les questions sans gêne aucune. Quand on est propre on a rien à craindre. Ce qui semble être loin le cas de M.Benchicou.

Quand on trempe son pain dans le sang des 200.000 victimes de la barbarie générée par les généraux qu'il défend, vaut mieux s'essuyer ses lèvres et garder la bouche close.

Le 13 avril 2003
Hichem Aboud

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