La BIA serait-elle la banque des généraux et de leurs sbires ?

La BIA, ces trois lettres qui désignent la Banque Intercontinentale Arabe, vous connaissez ? Sûrement pas, pour la quasi totalité des Algériens. En Algérie, en dehors du cercle restreint des initiés à qui ces trois lettres rappellent la scandaleuse affaire de l'ENAPAL victime de l'escroquerie du siècle, rien n'évoque cette banque. Cette affaire ENAPAL qui a trouvé en la personne de son DG, Mustapha Bensaïd, un bouc émissaire tout désigné, a valu à l'Algérie la coquette somme de 18 millions de dollars US partis en fumée au profit d'une société écran domiciliée à la …BIA.

Ni journaux, ni panneaux publicitaires, ni spots télévisés n'évoquent cette banque… Rien de rien. En France, les immigrés algériens qui seraient les premiers intéressés par une institution financière de leur pays d'origine ne savent pas plus sur cette banque que leurs frères restés au pays. Tous ceux que nous avons interrogés sur ce qu'ils pourraient savoir sur cette banque répondent par la négative. On n'a jamais entendu parler de la B.I.A.

Pourtant, toutes les banques ont besoin de se faire connaître et de conquérir autant de clients que possible. Ce qui ne semble pas être le cas de la BIA. C'est comme si elle se plaisait à agir dans la clandestinité. Elle doit avoir ses raisons. Ne dit-on pas " pour vivre heureux, vivons cachés " ?

En appelant le siège de cette banque, à Paris, pour demander à ouvrir un compte bancaire on est de suite rabroué. Votre correspondant Vous indiquera que la banquer n'ouvre pas de compte aux commerçants ni aux particuliers qu'ils soient résidents en France ou pas.

Nous avons fait l'expérience pour nous assurer du bien fondé de ce qui nous a été rapporté. Nous avons appelé une première fois pour demander l'ouverture d'un compte pour un commerçant exerçant en France. Réponse négative. Une deuxième fois en se présentant comme hommes d'affaires faisant dans l'import-export. Toujours rien. Enfin, une troisième fois en demandant l'ouverture d'un compte pour une SARL activant dans le secteur des médias. Là, aussi, réponse négative. " Nous n'ouvrons pas de comptes pour les SARL " nous indique-t-on.

Nous faisons remarquer à notre interlocuteur au bout du fil, que nous connaissons des SARL qui ont des comptes bancaires à la BIA. Il nous répond que sa banque accepte des SARL qui ont plus de trois ans d'existence. En lui rappelant que la SARL Khalifa-Télévision était en constitution et avait ouvert un compte à la BIA, il nous est répondu tout bonnement " ce n'est pas la même chose ". Nous insistons pour lui rappeler qu'il ne s'agit pas de la SAS (Société par Actions Simplifiée) mais de la SARL qui avait pour seul actionnaire Yves Cresson et pour Gérant Djamel Guelimi. Le banquier se fâche et nous fait observer qu'ils font parfois des exceptions pour aider certains… Sans commentaire !

Alors, quel type de clientèle accepterait la BIA ? " Nos clients ce sont des banques " nous répond notre interlocuteur. Bizarre ! La BIA serait, donc, la banque des banques. C'est nouveau, ça ! Pourtant, les informations glanées en dehors de la BIA nous apprennent que cette banque a des clients de toute sorte.

L'un de ses clients est M. Yves Cresson qui a ouvert un compte dans cette banque sans difficulté il y a à peine quelques mois. Sa SARL a un modeste capital de 10.000 Euros. Qui est-il ce M. Yves Cresson ? Nous en reparlerons dans notre dossier qui sera consacré à Khalifa Moumen. Nous n'en dirons pas plus, pour le moment. Et en évoquant Khalifa, disons que la société de la chaîne KHALIFA -TV a un compte à la B.I.A. Est-ce à dire que pour être client à la BIA, il faut montrer patte blanche ? c'est du moins ce que nous a laissé entendre le banquier que nous avons eu au téléphone.

C'est ce qui nous amène à nous interroger sur cette banque. Qui pourrait bien se cacher derrière cette banque arabe ? Qui sont-ils ses actionnaires ? Qui préside son conseil d'administration ? Qui bénéficie de ses financements ?

De prime abord et de par son appellation on est enclin de croire qu'il s'agit d'une banque arabe appartenant à des émirs du Golfe. Rien n'indique une quelconque implication algérienne. Rien ne laisse transparaître une quelconque participation algérienne. Et, pourtant, c'est une banque bel et bien algérienne à 50 pour cent. L'autre moitié est libyenne. C'est du fifty-fifty avec les libyens. L'union du Maghreb se fait dans le bizness.


L'Algérie par le biais de la Banque Extérieure d'Algérie , en association avec la Libyan Arab Foreign Bank, est co-propriétaire de cette institution financière dont le siège se trouve dans le quartier chic du 8ème arrondissement de Paris. Précisément au 67, avenue Franklin Roosevelt . Loin des sans papiers de Barbès et des ouvriers qui habitent les banlieues. Pas d'agences à Marseille, Lyon, Lille et autres villes qui comptent une forte communauté algérienne. Ainsi, nos grosses légumes ne risquent pas d'être croisés par un " zaouali " algérien du côté des Champs Elysées. Ils passeront dans l'anonymat pour effectuer leurs opérations bancaires. Ni vu ni connu. On attire surtout pas l'attention des curieux qui s'empresseront de répandre comme une traînée de poudre le nom de cette grosse patate venue déposer ou retirer de l'argent à Paris.


Qui dirige la BIA ?

Un homme de confiance, bien sûr. C'est le ministre des finances du gouvernement algérien " himself ". Le bien nommé Mohamed Terbache. Il est nommé président de cette banque bien avant qu'il n'accède au rang de ministre dans le gouvernement Benflis. Il ne mentionne nullement cette fonction sur son CV affiché sur le site web du gouvernement algérien. Un CV qui nous renseigne bien sur le parcours de cet homme qui dirige à la fois les finances de l'Algérie et une banque qui a tout d'une officine destinée à récolter le pognon des Algériens détourné par qui vous savez.

Rappelons nous, il n'y a pas longtemps, il déclarait à la presse algérienne que son ministère ne maîtrisait pas les recettes pétrolières. Une déclaration qui aurait fait scandale sous d'autres cieux mais que notre presse a passé sous silence ou rapporté timidement.

Mohamed Terbache qui est né le 7 novembre 1942 à M'sirda (Tlemcen) a pour tout bagage universitaire une licence en sciences économiques. On ne lui connaît pas de passé révolutionnaire durant la guerre de libération, une condition sine qua none pour tout algérien né avant 1943 pour occuper de hautes fonctions dans l'Etat. Cela ne l'a pas empêché d'évoluer, toujours, dans les hautes sphères de la finance algérienne. Il a été Président Directeur Général successivement du Crédit Populaire Algérien (CPA), La Banque Nationale d'Algérie et la Banque Extérieure d'Algérie (BEA) entre 1981 et 1997. Tout en occupant le poste de PDG de la BNA ensuite la BEA entre 1991 et 1997, il était le président du conseil d'administration de la Banque Algérienne du Commerce Extérieur (BADCE) à… Zurich. Oui, en Suisse. C'était la période où l'Algérie avait pour ambassadeur un membre du cabinet noir qui sortait tout juste des casernes pour se convertir en diplomate par la grâce de ses pairs. Il s'agit du général Abdelmalek Guenaïzia.

Sa mission terminée à Genève, il est désigné à la présidence de la fameuse BIA objet de nos investigations, aujourd'hui.

Pour être tout à fait complet dans cette présentation , faisons connaissance avec les organes de contrôle et de gestion, de la BIA, de ses actionnaires et des membres de son conseil d'administration tels qu'ils apparaissent sur le dernier bilan établi le 30 juin 2002 .
Actionnaires : BEA Algérie 50% et Libyan Aarab Foreign Bank 50 %
Conseil d'administration :
Président : M.TERBECHE Mohamed
Vice président : M. ABDULJAWAD (libyen)
Administrateurs : REGEB A. MISSELATI ; M. LOUKAL
Administrateur représentant libyen : Giadalla AB ETTALHI
Administrateur représentant de la BEA : Boualem BENAISSA


Le patrimoine d'investissement :

Cette banque gère un patrimoine d'investissement comprenant quatre participations en plus de la banque à Paris.
Les participations diverses les plus importantes sont :
1. ARAB INTERNATIONAL COMPANY FOR HOTELS and Tourisme (3.675.000 USD)
2 ARAB FINANCIAL SERVICES/MANAMA/BAHREIN (927.000 USD)
3 INVERSIONES HOTELERAS LOS CABOS (2.096 946 USD)
4 PROMOTORA DEL CARIBE SA (4.785 896 USD)

Ces participations ont rapporté au titre de l'année 2001 de 284341 € et 1.346 646 USD.

Personne ne savait qu'une banque algérienne avait des participations dans l'hôtellerie et le tourisme au Caire, au Bahrein, au Mexique et aux Caraïbes. Voilà une banque algérienne qui investit dans le tourisme sous d'autres cieux alors que l'Algérie malgré son énorme potentiel est le dernier de la classe en matière de tourisme. Au moment où le gouvernement algérien fait des courbettes aux étrangers pour venir investir en Algérie, une banque algérienne investit à l'étranger. N'est-ce pas paradoxal?

Et puis, cette banque gagne beaucoup d'argent. C'est dire que l'Algérie peut avoir d'autres ressources que le pétrole. Cependant, cet argent gagné par la BIA ne rentrera jamais en Algérie. Les dividendes ne sont nullement partagés entre la Banque Extérieure d'Algérie et son partenaire libyen, depuis trois ans, comme nous le constaterons plus loin dans le bilan de l'exercice 2001. C'est comme si la BEA actionnaire de moitié n'avait pas besoin d'argent à rapatrier en Algérie. Bien au contraire, elle va encore augmenter, inutilement, le capital de la BIA. Faisant fi des recommandations du commissaire aux comptes.

Que dit le bilan de la BIA à la clôture de l'exercice 2001 ?

A l'actif :
Créances sur établissements bancaires 576 400 000 €
Créances sur la clientèle 161 500 000 €
Obligations et autres titres 63 900 000 €
Actions et autres titres 50 500 000 €

Au passif :
Dettes envers les établissements de crédits 621 000 000 €
Comptes créditeurs de la clientèle 58 800 000 €


Les créances sur la clientèle :
Créances commerciales 1 043 000 €
Crédits à la clientèle 147 332 000 €
Prêts à terme à la clientèle 3 500 000 €
Créances douteuses 8 443 000 €
Créances rattachées 1 199 000 €

Les dettes envers les établissements de crédits
Les dépôts à vue des banques 67 449 148 €
Les dépôts à et à terme des actionnaires 126 186 140 € banque d'Algérie et BEA …

Compte ordinaires 67 449 000 €
Comptes et emprunts à terme 552 623 000 €
Dettes rattachées 902 000 €

Les fonds propres sont passés de 90.000.000 Euros en 2001 à 1O2.000.000 et en mai 2002 à 153.000.000 € .

Que signifient tous ces chiffres ? Pour le profane, ils ne font que lui donner le vertige plutôt que de le renseigner sur une effroyable réalité.

Essayons de nous pencher à titre d'exemple sur les 147 332 000 € de crédits à la clientèle. N'importe quel connaisseur vous dira que c'est énorme comme montant. Mais, le problème n'est pas là. La question est de savoir qui sont-ils ces clients qui profitent de ces crédits ? Est-ce les exportateurs français ou les investisseurs algériens et lesquels ? Tout le mystère est là. Impossible de connaître le nom d'un seul bénéficiaire. En tous les cas ce ne sont pas des clients ordinaires.

Autre bizarrerie : Des créances douteuses de l'ordre de 8 443 000 € . Qui est derrière ces créances douteuses et pourquoi ? Sachant que c'est douteux c'est, donc, une perte sèche pour la banque. Depuis quand une banque prête-elle à des clients douteux ? ça donne une idée sur la clientèle de la BIA.

En fin d'année les ressources de la clientèle baissent de 26,5 % car certains dépôts ponctuels avec des résidents n'ont pas été renouvelés . Les dépôts à vue et à terme de la clientèle non résidente restent stables et atteignent 46 755 795 € ils représentent 80% de l'ensemble des comptes créditeurs de la clientèle. C'est ce qui ressort de la lecture du bilan. Et dire que notre interlocuteur au téléphone nous a signifié qu'il n'ouvre pas de comptes à des clients non-résidents.

Qui sont ils, donc, ces détenteurs de compte non-résidents ? Là, aussi, c'est l'opacité totale. On ne saura rien sur ces clients non-résidents. On se contentera de deviner et de pointer, naturellement, le doigt vers cette mafia de généraux qui a plongé l'Algérie dans la faillite totale poussant ses enfants à ne rêver que d'exil.

Quant aux clients résidents tout ce que nous pouvons dire c'est que ce ne sont pas des ressortissants algériens ordinaires. Ce n'est pas non plus le planton ou la secrétaire du centre culturel algérien dont le maigre salaire ne permet pas de croiser les nababs algériens au siège de la BIA qui ouvrent des comptes dans cette banque un peu spéciale. Ce ne sont pas, non plus, des ressortissants libyens. C'est de notoriété publique que la Libye compte une très faible communauté en France composée dans sa majorité de diplomates.

Par contre les comptes des non résidents restent stables. A eux seuls, ils détiennent près de 47 millions d'Euros. Soit près de 30 milliards de comptes de non résidents. Ils représentent 80% de l'ensemble des comptes créditeurs. Connaissez-vous beaucoup d'Algériens qui ont un compte à la BIA juste pour leurs dépenses lors de leur passage à Paris ? Entendent-ils parler de cette banque pour penser y ouvrir des comptes courants de non-résidents ? Pas besoin d'être grand clerc pour deviner qu'il s'agit de comptes d'une poignée d'hommes qui mettent juste une petite partie de leur fortune mal acquise en Algérie pour la dépenser comme argent de poche lors de leurs séjours parisiens. Voilà une banque faite sur mesure pour une partie des fonds algériens détournés par une poignée de maffieux qui a saigné l'Algérie.

En quoi cette banque est-elle rentable pour l'Algérie ? D'autant qu'il n'y a aucun effort déployé pour encourager les Algériens salariés et commerçants résidents en France à y ouvrir un compte courant ou un compte épargne. Bien au contraire, on voudrait bien tenir à l'écart les Algériens. Plus ils sont loin de cette banque mieux sont préservés les secrets bancaires de sa clientèle triée sur le volet. Ne pensez, surtout, pas qu'on trouvera à la BIA un employé enfant du peuple, issu de la communauté algérienne immigrée.

Ceux qui travaillent à la BIA sont des privilégiés. Toutes les personnes que nous avons eu au téléphone sont françaises. Normal, on ne va pas embaucher un algérien dans une banque planquée dans un quartier chic de Paris. On ne prend pas de " bougnoules " pour qu'ils aillent chanter sur tous les toits que " les grosses légumes " ont placé leur fortune en France.

Pour un effectif de 77 personnes , la banque a déboursé 4.388.000 d'€ . C'est dire que les salaires sont très intéressants. Le dernier des employés est bien tenu en main. A la moindre fuite ou le moindre mot de plus, il se retrouvera aux assedic entrain de compter les mois de galère. Les employés français, outre le fait qu'ils soient recrutés dans les quartiers chics où ils ne risquent pas d'avoir des copains algériens, tiennent, tout de même, à ne pas perdre un salaire que nulle autre banque ne pourrait leur octroyer. Imaginez un peu : 4 millions d'Euros à répartir entre 77 salariés. En dépit des différence des statuts le dernier des employés toucherait au minimum 3.000 Euros par mois. Or le salaire moyen d'un employé de banque en France ne dépasse pas les 1500 Euros.

Quant aux augustes dirigeants, en plus de leurs salaires mensuels, la banque prend en charge leurs déplacements, repas et soirées mondaines.
Pour les seuls frais de transport et déplacement de ses dirigeants la BIA a déboursé la coquette somme de 425.000 €. Il est bon de rappeler que la BIA n'a pas d'autres agences en France ni de clientèle à démarcher pour justifier ces énormes frais de déplacement. Pour les services extérieurs elle à dépensé, au titre de l'exercice 2001, la somme de 2.079.000 € qui demeure difficile à justifier.

Le conseil d'administration s'est en outre octroyé des jetons de présence aux réunions pour un montant annuel de 95.700 € . Une somme à partager entre une demi douzaine d'hommes dont notre ministre des finances. C'est leur argent de poche pour assister à une ou tout au plus deux réunion par an. Des réunions qui font partie du travail pour lequel ils sont royalement rémunérés .

L'assemblée générale n'a pas omis également de renouveler pour trois ans les mandats des administrateurs . C'est à dire que les mêmes personnes vont continuer à jouir de la manne de la BIA.


La Banque dispose (selon le rapport du commissaire aux comptes) de fonds très élevés par rapport à ses besoins. L'exigence globale de fonds propres au 31/12/01 s'élève à 21.534.385 € le ratio global de couverture qui en découle ressort à 498 %. Elle ne prévoit aucune activité en matière de recherche et développement. Mais, autre paradoxe, n
on seulement, il n'y a pas de partage de dividendes, il y a augmentation inutile de capital. La BIA prend des risques démesurés. Ses engagements sont disproportionnés par rapports aux engagements reçus :
Ouvertures de crédits documentaires 2.297.000 €
Autres ouvertures de crédits confirmés 10.211.000 €
Acceptations à payer 1.857.000 €
Confirmation de credocs 240 700 000 €
Autres garanties 10.435.000 €
Autres engagements irrévocables 15 683 000 €
Autres garanties ordres clients 9 502 000 €
Autres engagements DOUTEUX 12 197 000 € Total 288 518 000 €

Les engagements reçus en garantie, quant à eux, sont ridiculement bas :

Autres garanties reçues des états de crédits 9.885 000 €
Autres garanties reçues sur crédoc 6 684 000 €
Autres garanties reçues
sur engagements par signature 14 182 000 €
Autres garanties reçues de la clientèle 12 234 000 € Total 42 987 000 €


Beaucoup de questions sont en suspens en ce qui concerne cette banque constituée avec les capitaux nationaux à l'étranger et qui ne bénéficie pas aux opérateurs nationaux résidents ou non-résidents. Beaucoup ignorent jusqu'à son existence ? A travers la BIA ne finance-t-on pas, avec les deniers de l'état, les affaires douteuses de certains aventuriers prédateurs de l'économie algérienne qui servent de prête-noms au gang des généraux et de leurs sbires ? cette banque qui revient très cher au pays ne sert-elle pas d'outils aux mains de truands en cols blancs pour blanchir l'argent ou pour planquer des montants frauduleusement soustraits aux fisc algérien ? Des questions auxquelles seuls les dirigeants de la BIA peuvent répondre s'ils veulent bien le faire.

Ces sommes d'argent investis à Paris , dans la discrétion la plus outrageante , l'Algérie en a besoin . Beaucoup d'opérateurs , d'industriels petits et grands , sont à la recherche de garanties ou de confirmation de crédocs, mais ils ne peuvent pas solliciter cette banque. Ils ne demandent pas des financements. ils savent que cela est un privilège pour les larbins des décideurs et des parrains. Ils demandent juste des garanties et ouvrir des comptes dans une banque algérienne pour leurs transactions commerciales.

Ne serait-il pas plus rentable pour l'Algérie d'ouvrir une banque algérienne qui permettra aux résidents algériens d'y ouvrir des comptes comme le font les marocains, les tunisiens, les portugais, les polonais etc. Mais tant que cela peut servir les intérêts de l'Algérie et des Algériens, cela n'intéresse pas les gouvernants algériens.

Mohammed Y.
Et Hichem Aboud

4/03/03



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