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Ce qui sétait dit entre Nezzar et moi au tribunal de Paris De nombreux téléspectateurs mont aperçu, sur les chaînes de télévision française, converser avec le général à la retraite Khaled Nezzar. De nombreux amis mont téléphoné et dautres mont écrit pour connaître la teneur de léchange que jai eu avec lancien ministre de la Défense Nationale. Voici dans les détails ce qui sétait dit entre nous: Au moment où je mapprêtais à quitter la salle
après une levée daudience pour une pause dun
quart dheure, de nombreux citoyens sétaient approchés
de moi pour me saluer. Cest alors quapparut Nezzar en posant
sa main sur mon épaule et en me disant Là, le général change de sujet et me pose la question
suivante: Sur ces paroles, Nezzar coupa la discussion en me disant « puisque cest comme ça ce nest plus la peine de te parler. » Je lui rétorqua « nous en reparlerons devant le tribunal dAlger où jai déposé une plainte contre toi et tes complices. Et si le tribunal dAlger ne donnera pas suite, nous nous expliquerons devant la cour pénale internationale ». Cest alors quintervient un officier des services secrets français qui assurait la protection de Nezzar pour me dire « vous êtes un grand provocateur, vous! ». - « Oui, je suis un provocateur mais pas un criminel comme votre ancien sous officier ». lofficier de la DST ne trouva rien dautre quà me dire « alors pourquoi restez vous en France où vous êtes réfugié ?» Croyant me piéger, il ne sattendait guère à ma réponse « Eh bien sache que ça fait bien longtemps que jai quitté votre pays. La France je la laisse à vos sbires et vos anciens sous officiers indigènes ».
Au troisième jour du procès et au moment où je conversais avec Mohamed Samraoui, le capitaine Aïssa, garde du corps de Nezzar était venu nous saluer respectueusement. Ce qui a étonné les nombreux larbins qui accompagnait Nezzar . Ils venaient davoir la preuve que nous sommes respectés par nos anciens compagnons darmes et par toute la famille militaire. Une belle leçon de civilisation que celle administrée par un bidasse à Sid Ahmed Ghozali qui baissa les yeux en me croisant et en allant raser les murs. |