|
FUITE
DES CAPITAUX: Selon le quotidien Le Monde, suite à une bagarre générale qui a eu lieu devant le siège du groupe Khalifa à Alger au cours de laquelle un agent de sécurité a été mortellement blessé, le juge d'instruction du tribunal d'Alger a lancé un mandat d'amener contre le blanchisseur de l'argent des généraux, Rafik Khalifa. D'autres sources lient ce mandat d'amener à l'arrestation de trois de ses complices à l'aéroport d'Alger en possession de la somme de 2 millions d'Euros dans un bagage à main. Rafik Khalifa a laissé ses complices entre les mains des policiers et s'est enfui. Yves Cresson l'homme fort de Khalifa-tv a démenti timidement le mandat d'arrêt mais pas l'essentiel de l'affaire. Qu'on ne vienne
surtout pas nous dire qu'il s'agit d'une cabale montée contre
le blanchisseur de l'argent des généraux. Qu'on ne vienne
surtout pas nous dire qu'il s'agit d'une guerre de clans au niveau du
pouvoir occulte tenu par les généraux. Quoiqu'il en soit,
les faits sont là. De son côté, Rafik Khalifa s'est contenté de démentir l'information rapportée par le quotidien Le Monde selon laquelle il aurait fait l'objet d'un mandat d'amener sans toutefois démentir l'information rapportée par le quotidien El Watan concernant les 2 millions d'Euros que tentaient de faire sortir illégalement trois de ses agents. Attendons la
suite
Hichem Aboud AÉROPORT D'ALGER / Trois cadres du groupe Khalifa interpellés Trois des plus proches collaborateurs du patron du groupe Khalifa ont été appréhendés lundi soir à l'aéroport international d'Alger, au moment où ils s'apprêtaient à quitter le pays avec une somme de 2 millions d'euros, apprend-on de source douanière. Cette dernière a précisé que les trois cadres du groupe Khalifa devaient embarquer aux environs de 23 h, (à quelques dizaines de minutes de la grève générale qui devait être déclenchée à minuit) à bord de l'avion privé de leur patron, à destination de Paris, lorsque les douaniers leur ont demandé d'ouvrir les trois valises qu'ils ont faites passer comme bagages à main. Nos interlocuteurs n'ont pas écarté la thèse d'une complicité au sein de la police, puisqu'un agent a été interpellé et ferait toujours l'objet d'un interrogatoire. Pendant toute la journée d'hier, les douaniers poursuivaient leur enquête avec les trois cadres incriminés pour connaître l'origine et la destination des 2 millions d'euros, alors qu'entre-temps l'avion du patron du groupe Khalifa était resté cloué au sol au niveau de l'aéroport d'Alger. En fin de journée, les trois cadres ont été présentés au parquet d'Alger, et mis sous mandat de dépôt. Du côté du groupe, c'est le black-out total. Contactés, les responsables de la compagnie Khalifa, tout en confirmant l'information, ont préféré parler d'"acte isolé qui n'engage que les personnes mises en cause", précisant que "ni l'équipage ni le patron du groupe Khalifa n'ont été informés du contenu des trois valises". Une réaction devant laquelle les douaniers sont restés sceptique estimant que "seule l'enquête révélera les dessous de cette affaire". Une affaire pour laquelle, faut-il le rappeler, les mis en cause risqueraient 6 mois à 5 ans de prison en plus de la confiscation des 2 millions d'euros et du paiement d'une amende de 40 milliards de centimes. Car, selon les douaniers, il y a eu infraction à l'ordonnance sur le contrôle des changes. Hier, cette affaire était au centre des discussions entre douaniers, policiers et personnel au sol des compagnies d'Air Algérie et de Khalifa Airways qui ont reçu une délégation de la centrale syndicale à l'occasion de la grève générale. Par
Salima Tlemçani El Watan du 26/02/03
|