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Un an de prison ferme et 500.000 Dinars d'amende pour avoir dénoncé les agissements d’un général tortionnaire. C’est tout à mon honneur. Cette condamnation vient s’ajouter aux trois autres qui ont été prononcées à mon encontre avant mon exil forcé.
Si dans mon pays l'Algérie on ne condamnait pas à la prison ferme ceux qui dénoncent les criminels je ne me serais jamais exilé. Il est malheureux de constater que contrairement à toute logique, en Algérie on condamne celui qui dénonce avec preuves à l'appui. Mais, celui qui vole, corrompt, viole els lois de la république et comble des combles, il torture les enfants du peuple, il n'est nulement inquiété.
Ainsi se vérifie en Algérie le vieux dicton qui dit "celui qui dit la vérité quitte la ville". J'ai quitté la ville et le pays en attendant le jour où on pourra dire la vérité dans mon pays.
Si je me suis exilé ce n’est pas pour me planquer et manger du pain blanc. C’est pour continuer un combat que j’ai entamé en Algérie depuis plusieurs années. Un combat mené contre le régime corrompu de généraux maffieux.
Mes écrits, publiés d’abord en Algérie, l’attestent. Les extraits de jugements que je publie pour la première fois (version originale et traduction) ainsi que les copies des convocations et autres preuves attestant du harcèlement policier et judiciaire dont j’ai été victime en Algérie cloueront, une fois pour toutes, le bec aux faux opposants et aux commerçants du sang et des larmes qui sont les premiers alliés objectifs du pouvoir algérien.
| N’appartenant à aucun cercle, la presse française me ferme les portes. Je me tourne alors vers les Allemands et les Italiens |
Dès mon arrivée en exil, j’ai dénoncé le régime d’Alger à travers des écrits dans différents médias étrangers : l’hebdomadaire allemand « Der Spiegel » (janvier 1998) , le quotidien allemand « Die Weilt » (décembre 1997), la chaîne de télévision allemande « ARD 1 » (janvier 1998), la chaîne de télévision italienne « RAI 2 » (février 1998), l’hebdomadaire arabe « kol –Al Arab » (mars 1998).
En France, seul le magazine Golias me publia deux articles en 1997, dont un fut publié, par erreur, sous une autre signature que la mienne.
Hormis ce magazine, la presse française m'avait imposé un embargo qui s'explique par mon refus de me placer sous la protection de cercles influents. J’ai toujours agit en solo et en toute indépendance. Je n'ai aps défié les puissants généraux algériens pour venir en France me mettre à la solde de crapuleux commerçants du sang et de larmes.
Mes contacts avec les quotidiens « Le Parisien », « Libération », « Le Figaro »et « Le Monde » ont été infructueux. Il a fallu attendre mars 2001 pour que Le Nouvel Observateur accepte de me publier une interview dans es colonnes.
L’interview a été réalisée au mois de mars et n’a été publiée qu’au mois de juin. Il fallait à René Backman et Laurent Jeoffrin de batailler dur contre Jean Daniel qui s’opposait ferment à la publication de l’interview réalisée par Jean-Baptiste Naudet et Farid Aïchoun sur proposition de Yassir Benmiloud. Trois journalistes dont la probité et l'honnêteté intellectuelle est connue et reconnue dans le mileiu de la presse hexagonale.
L’interview publiée par le Nouvel Observateur a fini par m’ouvrir les portes de certains média français. Et là, je dois une fière chandelle à l'attachée de presse du Nouvel Obs et surtout à Stephane Paoli de France-Inter qui m'avait invité à son émission matinale pour intervenir en direct. J’en avais profité pour dénoncer le cabinet noir et les généraux maffieux. C’est ainsi que j’ai fait des passages très remarqués sur les chaînes de télévision suivantes : France 3 (le journal du 19/20 en direct à partir du plateau), France 2, I télé, LCI. Ma voix est également passée par les ondes de plusieurs radios dont les plus importantes sont RFI, , France Culture, Radio Beur etc.
| Aït-Ahmed ne réagit pas aux vérités que j’ai révélées sur l’assassinat de André Mecili. Et pourtant… |
Dans l’entretien accordé au Nouvel observateur, pour la première fois, sont cités les noms des généraux membres du cabinet noir dont un inconnu le général major Aït-Abdessalem. C’est aussi, pour la première fois que sont apportées des vérités sur les commanditaires de l’assassinat d’André Mecili. Des vérités que M. Hocine Aït-Ahmed, auteur d'un livre sur le défunt dont il était un proche compagnon, a préféré ignoré. Pourtant cela m’avait valu une plainte de la part du général Larbi Belkheir devant le tribunal de grande Instance de Paris.
Devant le juge d’instruction M. Vallat, j’ai maintenu mes accusations. Un non-lieu fut prononcé en ma faveur. Ce qui signifie clairement que mes accusations étaient fondées. Et pourtant, M. Hocine Aït-Ahmed n’a pas réagi. Tout simplement parce que je ne roule pour aucun clan et ne me fait dicter ma conduite à suivre par aucun cercle.
Dans la foulée de cet entretien, le 10 juillet 2001 j’ai apporté mon témoignage au juge d’instruction M. Thouvenot chargé de l’enquête sur l’assassinat de Mecili. Mais, n’étant pas partie civile je ne pouvais déposer plainte contre les personnes que j’avais mis en cause. Il appartenait à la famille Mecili ou à Aït-Ahmed de le faire. Ils ne l’ont pas fait.
Ils sont les seuls à pouvoir expliquer pourquoi ils se contentent d’accuser des lampistes dont le capitaine Hassani Rachid et ignorer les véritables commanditaires du crime que j’ai dénoncés nominativement.
Je ne me suis pas contenté de la publication de « La Mafia des Généraux ». J’ai mis en ligne un site internet agir pour l’Algérie depuis avril 2002. Un outil d’expression et de combat. Il tient la route selon mes disponibilités et mes possibilités.
En plus de ce site, je continue d’entretenir celui de racines d’Outremed-med ce magazine que j’ai lancé en février 2004 sans faire appel aux bailleurs de fonds ni aux aides publiques. Un hebdomadaire totalement indépendant. Et c’est tout à fait normal qu’il s’arrête au bout de 7 numéros. Il n’était nullement rentable et m’a laissé une ardoise de plus de 120.000 Euros que je continue d’honorer sur mes propres deniers.
En justice contre les généraux Betchine, Belkheir et Nezzar
Et suis le seul à dénoncer par les actes le général Tewfik
Je n’ai jamais sollicité l’aide d’une personne douteuse ou d’un cercle obscur dans chacune des actions menées contre le régime d’Alger. Lorsque j’ai poursuivi en justice le général Khaled Nezzar devant le tribunal de grande instance, les pseudos oppositions ne se sont pas montrés pour me soutenir ne serait-ce que du bout des lèvres. C’était une occasion inespérée pour humilier ce criminel en le mettant dans le box des accusés.
Je n’ai pas réussi à le faire parce que la justice française ne voulait pas de ce procès. Elle a, alors, triché quitte à se faire discréditer. Faute de moyens financiers je n’ai pu constituer un avocat pour faire appel. En tous les cas, je l’ai fait trembler ce bourreau de femmes et d’enfants impuissants. Je l’ai ramené devant un juge d’instruction qui l’a humilié par un interrogatoire en tant qu’accusé. Et cela, je l’ai fait seul.
Je me suis battu, aussi, contre le général Belkheir, devant la justice et j’ai eu gain de cause comme souligné plus haut. Et je me bats, actuellement, pour traduire devant la justice internationale les généraux Betchine, Nezzar, Lamari et Tewfik pour crimes contre l’humanité. Le premier pour les tortures pratiquées en octobre 1988 contre les jeunes manifestants et les trois autres pour les crimes commis durant la décennie sanglante.
D’autre part, la publication de documents compromettants contre les généraux Nezzar et Tewfik fait que je suis le seul à dénoncer par des faits avérés les véritables criminels qui ont saigné l’Algérie. Cela ne profitera qu’à un seul clan celui de l’Algérie contrairement aux allégations des poltrons qui agissent dans l’anonymat qui prétendent que j’agis pour le compte d’un clan. Eh bien ce clan existe et il compte plus de 30 millions de membres dont des harragas, des chômeurs, des intellectuels, des montagnards, des anonymes impuissants. Des hommes et des femmes qui ne font pas commerce du sang et des larmes pour obtenir des privilèges auprès de cercles tendancieux et douteux.
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