Les mots sont amers,
Comme une épée,
Ils blessent là où ils passent.
La flatterie, elle, facile et reposante
Abuse mais empoisonne.
Un mot, c'est une dette qui n'engage
Que celui qui est libre
Ahmed Fouad Negm
 
  Agissons pour l'instauration de la démocratie en Algérie Agissons pour l'instauration de la démocratie en Algérie  

 

 

Ce livre est le cauchemar de ceux qui ont abusé de l'Algérie et de son peuple

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 



Qu’est-ce qui peut gêner Sid Ahmed Ghozali?




C’est parce que je ne l’ai pas cité, dans mon livre, parmi les sous-traitants des généraux mafieux, ni dans le groupe du troisième cercle, que l’ancien chef du gouvernement, Sid Ahmed Ghozali s’est  estimé exempt de reproches et du coup apte à jouer à l’avocat du diable. Lui, qui incarne le parfait exemple de l’opportuniste, ne mérite pas d'entrer dans l'histoire ne serait-ce que par un trou de souris. Il n'y a pas de place pour les cafards de son espèce.

 

Son affirmation est gratuite et n'a nullement fait plaisir à ses maîtres. Car, malgré toute sa bonne volonté il n'a pas réussi à citer une seule phrase pour appuyer ses dires. Mais peutèon en vouloir à un homme qui lorsqu'il me croisa dans les couloirs du tribunal de Paris il baissa honteusement les yeux. Pauvre Algérie, ce genre d'homme a dirigé son gouvernement.

 

Sid Ahmed Ghozali ne jouit même pas du respect de ses parrains. Pour preuve, il le nomme au poste de chef de gouvernement sans prendre la peine, ne serait que pour la forme, de lui demander son avis. A sa descente d'avion de retour d'un voyage à l'étranger on lui apprend qu'il est chef du gouvernement. Et il accepte. Bien sûr, un opportuniste lécheur de godasses n'a pas d'avis à donner et ne refuse jamais ce qu'on lui donne.

Dans son intervention au forum organisé par le quotidien El Youm, en 2002, Sid Ahmed Ghozali, l'homme des sales besognes, a trouvé que dans mon livre “plusieurs situations ou personnes sont un tissu  de mensonges”.  Je tiens à lui rappeler que dans mon ouvrage je me suis appuyé sur les mémoires de son parrain le général Khaled Nezzar que j’ai cité à dix-sept reprises. D’autre part, je me suis fié à des sources qui ne sont pas des moindres. Entre autres, les généraux Larbi Belkheir et Mohammed Betchine devant lesquels il se mettait au garde à vous en tremblant. Parmi ceux qui m’ont apporté leurs témoignages il y a des anciens ministres qui l’ont côtoyé dans les différents gouvernements dont il a fait partie.


Au lieu de verser dans la facilité en jetant le discrédit sur un ouvrage réalisé avec toutes les difficultés qu’implique l’exil de son auteur, il aurait mieux fait de révéler à l’opinion publique ce qu’il sait sur la nature du pouvoir et surtout sur l’assassinat du Président Boudiaf. Un assassinat dont il est l’un des principaux complices. Une complicité dont il répondra un jour ou un autre. Si ce n'est aps devant la justice des hommes ça sera devant la justice de l'éternel.

M. Ghozali se dit surtout gêné par la thèse que je développe dans mon livre. Et là, je suis désolé pour lui tant que je ne suis en rien responsable du fait que ses maîtres Belkheir, Nezzar, Guenaïzia, Touati, Aït-Abdessalem, Gheziel, Lamari, Saheb, Fodhil Cherif et leurs acolytes soient issus des rangs de l’armée coloniale. Ce sont bien eux les détenteurs du pouvoir réel. Jusqu’ici, personne ne m’a démenti sur ce point. Je comprends bien la gêne de l’ancien chef du gouvernement qui avait fait la sourde oreille à l’appel du 19 mai 1956 préférant  poursuivre ses études en France durant la guerre de libération que de s’engager dans la lutte armée. 

Tout comme je comprends pourquoi M. Ghozali trouve logique que le décideur ne soit pas apparent et le responsable dépourvu d’autorité. Il a toujours baigné dans cette logique tant il trouvait qu’elle lui a toujours été profitable.

 

Peut-il nous dire comment a-t-il accepté sa désignation à la tête de l’exécutif sans qu’il soit consulté? Peut-il nous expliquer les circonstances de son rappel dans le giron du pouvoir comme ambassadeur à Bruxelles après avoir été accusé de détournement des biens publics et traduit devant le conseil de discipline du comité central du parti FLN? Serait-il en mesure de nous confirmer ou infirmer qu’au moment où il dirigeait le gouvernement algérien sa famille était installée à l’étranger et il se faisait payer en devises ?

 

Sid Ahmed Ghozali qu’il est très mal placé pour jouer au démocrate bon chic bon genre, lui qui a réussi l’exploit de se retrouver dans les gouvernements des différentes facettes des régimes qui se sont succédés (Boumediène, Chadli et Boudiaf).

 

Après une longue attente pour reprendre du service il finit par reprendre certaines de mes thèses (qui sont fondées) pour dire sa colère à ses maîtres.

 

 

 


Sid Ahmed Ghozali fâché contre ses maîtres?

 

« Je ne peux dire qu’elles étaient libres et honnêtes tant que les choix étaient fixés et programmés d’avance(...) Le pouvoir vient de confirmer qu’il n’a pas le désir de construire une scène politique réelle. Ainsi, le citoyen demeure coincé entre deux choix: celui des appareils de l’État ou celui des islamistes » ... «C’est sûr, tous les partis sont de connivences avec le pouvoir .»

 

Qui tient ce genre de propos? Un opposant en exil? Non! Un islamiste du FIS? Un rescapé des camps du Sud ou militant du FFS ou de l’internationale socialiste le plus souvent désignés comme les ennemis de l’Algérie selon l’ancien enfant de troupe Khaled Nezzar?

 

Que non! Ne cherchons pas loin. C’est Sid Ahmed Ghozali, SAG pour les intimes, Abou faracha, (l’homme au papillon), pour le petit peuple. Mais ce n’est rien, tout ça. Nous ne sommes pas, encore, au bout de nos surprises. Poursuivons notre lecture de l’entretien qu’il a accordé à El Khabar-Hebdo (n° 177 du 20 au 26 juillet 2002).

 

« Bouteflika n'est pas venu par de véritables élections, nous savons qui l'a désigné et l'a porté sur un tapis volant à son niveau de responsabilité, dans le cadre d'un contrat. »... Mais c’est écrit dans La Mafia des Généraux que SAG ne trouvait pas à son goût, il y a quelques mois! Qui a désigné Bouteflika à la magistrature suprême et qui a passé un contrat avec lui? Avant de répondre l’ancien chef du gouvernement tient à nous rappeler qu’en Algérie il n’y a ni démocratie ni liberté. En somme, il fait le même constat que tout le peuple algérien.

 

« L’appellation officielle de l’Algérie est République Algérienne Démocratique et Populaire, mais cela n’est pas vrai.(...) D’apparence, l’Algérie comme un État qui respecte les lois, mais la réalité a prouvé le contraire. (...) Tous les partis politiques, à l‘exception du FFS sont la création des décideurs... Même une partie du FIS relevait du pouvoir »...nous dit-il avec aplomb. Mais, il se réveille, finalement, celui qui fut le seul ministre de la république à se comporter en coopérant technique étranger en se faisant payer en devises lourdes!

 

Qui est-il ce pouvoir si violemment attaqué par le chef du gouvernement le plus servile des généraux mafieux? Est-ce le président de la république ou le parlement? Non. Ni l’un ni l’autre nous apprend-il. Il nous surprend plus encore en affirmant « qu’il existe en Algérie un pouvoir apparent et un autre occulte. » Ah! bon! Lui qui n’osait pas me regarder dans le blanc des yeux quand il lui est arrivé de me croiser au tribunal de Paris lors du procès Nezzar-Souaïdia, développe finalement la même thèse que moi. Une thèse qu’il trouvait gênante, avouait-il lors de son intervention au forum du quotidien El Youm, il y a quelques mois.

 

Qui est donc ce pouvoir occulte Monsieur Ghozali? Qui est responsable du drame de l’Algérie? « toutes nos institutions sont fictives. Il n’y a que l’institution militaire qui existe réellement » répond l’homme au papillon.

 

« Donc, c’est l’institution militaire qui est responsable de la crise que vit le pays » , s’empresse de l’interroger le journaliste d’El-Khabar Hebdo. « Lorsqu’on parle de l’institution militaire c'est une " poignée " de personnes qui, au nom de l'armée, tient toute l'Algérie. Mais, tout ce qu’ils ont fait, ils l’ont fait avec la complicité de la classe politique dans le cadre d’un contrat: à nous le pouvoir et à vous la responsabilité . Cette séparation entre le pouvoir et la responsabilité ne mène à aucun résultat et ne peut constituer un facteur susceptible d’aider à la construction d’un véritable état. » Eh oui, c’est bel et bien SAG qui tient ces propos.

 

Certes c’est écrit dans La Mafia des Généraux avec plus de détails (notre ami SAG n‘a pas le courage de citer les noms de ceux qui constituent cette poignée), mais ce sont des aveux d’un homme qui connaît bien les rouages du système pour lequel il s’est prostitué plus que quiconque. Celui qui fut désigné chef du gouvernement, succédant à Mouloud Hamrouche, en juin 1991, alors qu’il se trouvait à l’étranger sait de quoi il parle. Il fut le seul chef de gouvernement qui n’avait pas obtenu le SMIG du respect de la part des décideurs.

 

Ces derniers n’ont même pas jugé utile de lui demander son avis, ne serait-ce que pour la forme, avant de le désigner à la tête de l’exécutif. Il ira plus loin dans la compromission en se faisant le complice du crime le plus crapuleux qu’ait connu l’Algérie celui de l’assassinat du président Mohamed Boudiaf.

 

Celui qui rasait les murs, tête basse, dans la salle des pas perdus du tribunal de Paris, semble fâché contre les décideurs. Cela fait dix ans qu’il n’a plus de poste de responsabilité. Il fut évincé de son poste d’ambassadeur à Paris en février 1993 pour avoir déclaré, en privé, devant des journalistes français pas discrets que 90% du peuple algérien vomit le régime.

 

Sous Chadli, l’homme au papillon s’est relacé en moins de sept ans de traversée du désert. Après avoir été couvert d’opprobre et accusé de détournement de deniers publics et d’agissements contraires aux intérêts de l’Algérie, il fut envoyé à Bruxelles comme ambassadeur. Il profitera du séjour de l’ancien chef de l’État dans la capitale belge pour raisons médicales (Chadli fut opéré pour une sciatique), pour se rapprocher des décideurs et connaître une ascension fulgurante.

 

Les décideurs semblent l’avoir oublié. Ils n’ont même pas voulu d’un parti politique qu’il voulait créer. Ils n’ont pas pensé à lui comme candidat à la présidence de la république. Lui croyait avoir cédé à toutes leurs sollicitations, il se retrouve jeté comme un citron pressé.

 

Cependant, il oublie que les décideurs n’aiment pas trop les hommes acquis d’avance. Ceux-là sont nombreux à se bousculer aux seuils des salons des décideurs et il n’y a que l’embarras du choix.

 

Le mieux pour SAG c’est d’aller se repentir en allant devant la justice du peuple avouer sa complicité dans l’assassinat de Boudiaf et interpeller cette poignée de généraux pour répondre de leur crime.

 

Inutile de jouer à l’opposant ou d’attirer l’attention sur lui en vue de relancer sa carrière. A force de provoquer cette poignée de généraux sans vouloir aller réellement au fond des choses, il risque de se retrouver sur la liste des victimes du GIA. Et comme si de rien n’était.







 

 

 

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