Etre journaliste à KHALIFA TV

Les journalistes engagés par la chaîne de télévision KHALIFA TV avaient reçu des assurances, à leur recrutement, qu'ils auront à exercer leur métier avec tout le professionnalisme exigé par la profession. A leur grand regret, ils constatent, aujourd'hui, impuissants qu'il leur est interdit de s'exprimer ou de traiter des sujets qui les concernent en premier lieu. A savoir l'affaire qui concerne leur employeur.

Lors de la conférence de presse de Khalida Toumi, la ministre de la communication, Les correspondants à Alger de KHALIFA NEWS, basée à Londres, et de KHALIFA TV, basée à Paris, étaient les plus nombreux de tous les journalistes présents. Ils étaient les plus nombreux à interpeller la ministre sur le devenir de leur chaîne et du groupe Khalifa. A leur retour au siège de la rédaction, ils n'ont pas eu le droit d'écrire un seul mot sur le sujet. " Les directives sont venues de Paris " nous dit l'un d'eux contacté par téléphone.

Au cours d'une longue réunion tenue jeudi au siège de la Plaine-Saint-Denis, les plus haut responsables du groupe ont longuement débattu avec les journalistes et ont multiplié les assurances que la chaîne continuera à diffuser ses programmes. Cependant, ils ont omis volontairement de leur dire que pour payer les salaires du mois de mars, qu'ils ne comptent surtout pas sur une mallette qui prendrait la voie des airs bourrée d'Euros. Ces responsables n'ont pas osé avouer à leurs employés qu'il est interdit de financer une société de droit français à partir d'Alger. Ni les lois françaises ni les lois algériennes ne peuvent le permettre.

Qu'est-ce qui pourrait, donc, assurer le financement des deux chaînes de Khalifa ? Jusqu'ici on ne lui connaît pas, en France, une activité qui puisse lui permettre de dégager des bénéfices à même de financer une entreprise qui ne fait pas rentrer dans ses caisses un seul centime.

Pourquoi occulter la réalité des faits aux journalistes basées en France et en Angleterre ? Rafik Khalifa compte-t-il faire comme le PDG de DAEWOO en France qui s'est barré sans dire au revoir à ses salariés ? Si en Algérie il pouvait se permettre de fermer boutique sans payer les indemnités de licenciement à ses salariés, en France cela lui serait impossible. C'est comme pour le football. En Algérie, du jour au lendemain, il a suspendu le sponsoring des clubs de football et de la FAF. Par contre en France, il n'a pas osé agir de la même manière avec l'Olympique de Marseille et l'équipe de rugby de son ami Gérard Depardieu. Il sera obligé de respecter le contrat de sponsoring.


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