Traduit en justice pour « atteinte à l’ordre public,
la sécurité publique et les intérêts supérieurs du pays »
L'accusation, « atteinte aux intérêts supérieurs de l'Etat, trouble de l'ordre publique et de la sécurité publique » était loin de le convaincrele juge d'instruction Hadji, du tribunal d'Alger, s'est vite aperçu lui aussi qu’il s’agissait d’une cabale . Malgré l'insistance du procureur général adjoint, Benhammou, un larbin de service, le juge d'instruction refusa de signer le mandat de dépôt, et se contenta de me placer sous contrôle judiciaire.
La mafia avait échoué dans son entreprise. Malgré la violation de cinq lois de la République, elle n’avait pas réussi à me faire incarcérer. Tout le mérite revient aux policiers qui ont traité mon dossier et au juge d'instruction.
La présidente du tribunal, dont j’ai oublié le nom, qu'elle veuille bien m'en excuser, s'est distinguée à son tour par une probité qui fait honneur au corps de la magistrature algérienne. A l'audience du mois d'avril 1996, elle prononce ma relaxe sans la moindre hésitation. Mon avocat, Khaled Bergheul, un ancien camarade de classe du lycée El Idrissi, refuse de toucher ses honoraires. C’est la preuve qu’en Algérie, avec des hommes et des femmes de cette trempe, il y a encore de l'espoir.
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