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Ce
que vous ne savez pas de la chaîne
A ceux qui persistent à nous faire croire que Rafik Abdelmoumen Khalifa fait l'objet d'une cabale montée par le lobby français hostile à l'indépendance de l'Algérie, nous leur proposons d'expliquer en toute honnêteté ce que nous présentons, dans ce dossier, comme actes réels et faits avérés sur la création et le fonctionnement de la chaîne KHALIFA TV. Un dossier élaboré sur la base de documents officiels signés de la main de Rafik Khalifa. Donc, nul besoin de jouer sur la fibre patriotique pour blanchir celui qu'on présente comme le blanchisseur de l'argent des généraux. Quant à ceux qui veulent opposer l'énigmatique milliardaire au pouvoir algérien, la réponse leur a été assénée à plusieurs reprises par le concerné himself. Il ne s'inscrit nullement en ligne oppositionnelle au pouvoir maffieux des généraux du cabinet noir. Et pour cause
Lorsque le samedi 4 septembre 2002 dans la villa Bagatelle à Cannes, Rafik Khalifa donnait une grandiose soirée pour fêter le lancement de la chaîne KHALIFA-TV, aucune des convives ne se doutait un instant que leur hôte ne détenait pas une seule action de la SARL propriétaire de cette chaîne. Juridiquement, il n'avait aucun droit sur ce petit joujou qu'il fêtait en grandes pompes. L'opinion publique et les médias se sont plutôt interrogés sur le lancement de la chaîne sans autorisation du (CSA) Conseil Supérieur de l'Audiovisuel français que sur ses véritables propriétaires. Il est vrai que pareille violation des lois dans un Etat si rigoureux n'a fait que dévier l'attention sur ce qui se passait dans les coulisses de " l'empire Khalifa ". Cependant, les conditions dans lesquelles a été donnée naissance à cette chaîne de télévision peuvent nous renseigner sur la nature des dessous des affaires traitées par le nouveau riche algérien. En fait, cette chaîne était la propriété de la SARL Khalifa Télévision qui avait pour seul actionnaire un certain Yves Cresson anonyme convive parmi la pléiade de stars présentes. Les Gérard Depardieu, Melanie Griffith, Patricia Arquette, Béatrice Dalle, Patrick Bruel, Luc Besson, Sting, Andrea Bocelli et Cheb Mami (que de beau monde invité à coups de millions d'Euros) n'avaient les yeux que pour ce généreux jeune homme à l'air timide mais dont les poches débordent de dollars. Aucun prince arabe des pays du Golfe ne s'est jamais permis pareil faste. Même Silvio Berlusconi ne s'était pas permis pareille brochette de star lors du lancement de la défunte chaîne française, la 5. Yves Cresson demeure à ce jour un illustre inconnu dans le giron du milliardaire algérien. Même les employés de la chaîne KHALIFA TV le connaissent peu. Ils ne savent pas d'où il vient ni ce qu'il fait. La première fois où il est cité dans la presse, il est présenté comme directeur de développement de la chaîne. C'était pour s'exprimer sur l'arrestation de Djamel Guelimi, Président de la chaîne KHALIFA TV, pris en flagrant délit à l'aéroport d'Alger en compagnie de deux autres proches collaborateurs de Rafik, emportant la somme de deux millions d'Euros dans trois mallettes. Yves Cresson parla de son président comme s'il s'agissait d'un vulgaire délinquant en lançant à la presse " c'est un acte qui n'engage que ses auteurs ". Comme si Djamel Guelimi lui était le grand inconnu.
Il nomme deux co-gérants : Mme Joëlle Fortin (nom d'usage Klecha), de nationalité française, née le 26 novembre 1949 dans le 19èm arrondissement de Paris et Djamel Guelimi, de nationalité algérienne, né le 12 février 1965 à Alger et demeurant dans le 16èm arrondissement. La SARL a élu son siège social à la rue Caulaincourt dans le 18èm arrondissement de Paris. Une adresse qui s'avère être le domicile de la co-gérante, Joëlle Klecha. C'est le cabinet Klein-Goddard Associés qui a rédigé les documents sociaux relatifs à la constitution de la société et à son immatriculation. La société a été immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Bobigny sous le numéro : B 4442 921 482. Elle est enregistrée au greffe du tribunal de commerce de Paris le 24 juillet 2002 sous le numéro 14833. Tous les pouvoirs sont donnés au co-gérant, Djamel Guelimi, par l'actionnaire unique, Yves Cresson. Djamel Guelimi est l'homme de confiance de Rafik Khalifa, si l'on croit les documents en notre possession. Il est aussi un ami d'enfance, selon les proches du milliardaire. Comment Rafik Khalifa a crée sa chaîne de télévision Jusqu'ici, il n'y a pas la
moindre trace de Rafik Khalifa. Ce dernier ne se manifestera que le 3
octobre, soit un mois après le lancement de la chaîne de
télévision, en procédant par étapes. Il est bon de signaler que la SARL bien que son siège relève de la préfecture de la Seine-Saint Denis ne soumet pas les litiges et contestations au tribunal de commerce de Bobigny, mais à celui de Bourg en Bresse dans la région Rhône-alpes (allez savoir pourquoi ?). Acte II. Le même jour, soit le 3 octobre 2002, suite à la cession des parts sociales, est créée la SARL KHALIFA TELEVISION, sise au 28, rue Proudhon 93120 La Plaine Saint Denis, ayant le même objet que la KHALIFA TELEVISION cédée par Yves Cresson à la SAS KHALIFA-TV en formation. Les co-gérants sont les mêmes : Djamel Guelimi et Joëlle Fortin Klecha. Acte III. Le 30 octobre 2002 la SAS KHALIFA-TV, qui était en formation lors de la cession de parts avec la SARL KHALIFA TELEVISION de Yves Cresson, est enregistrée au tribunal de commerce de Bobigny. "Khalifa Rafik Abdelmoumen fils de Laroussi apporte à la Société une somme en espèces de 10 millions d'Euros correspondant à la valeur nominale de Cent milles actions de cent euros chacune libérées à hauteur de cinq millions d'Euros lors de la souscription. La somme de cinq millions d'Euros correspondant à 50 pour cent du capital social libéré lors de la souscription a été régulièrement déposé à un compte ouvert à la BIA". Le siège social de cette nouvelle société est à la même adresse que celle de la SARL précédente. C'est à dire au 30/32 rue Proudhon Saint Denis La Plaine. Est nommé premier commissaire aux comptes titulaire, M.Didier Grisoni inscrit à la cour d'appel d'Aix-en Provence. M.Pierre Malenge inscrit près la même cour est désigné comme commissaire aux comptes suppléant. Allez savoir, encore, pourquoi nommer des commissaires aux comptes installés au Sud de la France alors que ce ne sont pas les cabinets de commissaires aux comptes qui manquent à Paris et dans la région parisienne . C'est son affaire me dirait-on et chacun est libre de choisir son commissaire aux comptes. (Là, n'est pas le problème. Ce n'est qu'une toute petite réflexion). L'objet de la nouvelle Société par Action Simplifiée (SAS) est le même que celui des deux SARL précédentes. Acte IV. Le 28 novembre,
" Rafik Khalifa (
) associé unique de la SAS KHALIFA
TV s'est réuni en Algérie - à Alger, Cité
Paradou (
), aux fins de délibérer sur l'ordre du jour
suivant : Que de chemin parcouru pour créer une chaîne de télévision dont les véritables propriétaires veulent rester vaille que vaille à l'ombre de leur homme lige Rafik Khalifa. Pourquoi toute cette gymnastique ? Pourquoi toutes ces difficultés pour un homme qui dit vouloir tordre le cou à cette bureaucratie dont il a souffert en Algérie ? Pourquoi toute cette paperasse, ces SARL créées et dissoutes pour aboutir sur une finalité connue d'avance ? Autant de questions qui méritent réponses. Certes les combinaisons utilisées par Rafik Khalifa, pour créer sa chaîne de télévision, sont légales, elles laissent, néanmoins, entrevoir que cet investisseur hors normes a quelque chose à cacher. En réalité, en créant la première SARL KHALIFA TELEVISION, Yves Cresson n'a fait que servir de prête nom au milliardaire algérien. Un service qu'il n'a certainement pas rendu pour des prunes. La commission perçue pour ce service, cela va de soi, reste inconnue. Madame Joëlle Fortin Klecha désignée comme co-gérante et dont l'adresse du domicile a servi de siège social pour la SARL , ne s'est pas, elle non plus, mêlée à cette scabreuse affaire pour des prunes. Ce n'est pas le poste qui lui a été octroyé à la chaîne de télévision où elle s'occupe de la paie du personnel qui va compenser son rôle de gérante temporelle d'une société écran. On ne va tout de même pas nous faire croire que par un pur hasard, Yves cresson a crée cette SARL lui donnant la dénomination KHALIFA TELEVISION en désignant l'homme de confiance du milliardaire algérien comme co-gérant et en ouvrant un compte bancaire à la BIA. Une banque qui, comme nous l'avons remarqué, n'accepte pas des clients ordinaires et de SARL ayant moins de trois années d'existence. Ce n'est pas, non plus, par un pur hasard que Rafik Khalifa avait entre temps crée une SAS ayant le même objet que la SARL de Yves Cresson et se trouve domicilié à la même banque, pour que le destin le mette, en fin, sur le chemin de ce monsieur qui finira par lui céder la totalité des actions de sa société. Que d'heureuses coïncidences pour ce héros de conte de fées ! Ces manuvres ont leur raison. N'étant pas résident en France, Rafik Khalifa ne pouvait ouvrir une SARL dont il serait l'unique actionnaire. Lorsqu'il avait crée, en 1995, KRG PHARMA, sa première société en France, il s'était associé, à part égales, à deux actionnaires français : Sami Jacques Kassa (actuellement en prison à Alger) et Gabriel Marcel Michel Reymond. Or, aujourd'hui, les données ont changé. Rafik Khalifa ne peut plus s'associer à quelqu'un d'autres que ceux qui se cachent derrière son nom. Pas même à sa femme. C'est pourquoi souligne-t-il dans l'acte de constitution de la SAS KHALIFA TV qu'il est " marié sous le régime légal de la séparation des biens en droit algérien ". Cette mention n'est pas fortuite. On sait très bien qu'en Algérie le contrat de mariage n'a jamais existé. On n'a jamais exclu son épouse des biens qu'on possède. Bien au contraire, tout ce qu'on entreprend c'est pour faire profiter sa famille des fruits de son labeur. En excluant son épouse, Rafik Khalifa n'a fait qu'obéir à ses mystérieux bailleurs de fonds qui ne souhaitent s'associer qu'à lui. En cas de décès de leur homme lige, ils ne voudraient pas se retrouver encombrés par une épouse qui ne comprend pas trop bien à ces magouilles. Tout leur reviendra légalement et son épouse sera automatiquement déshéritée. Quand on construit pareil empire, on pense,nécessairemt à la mort. Qui veut bâtir une fortune qui ne profitera pas à son épouse et sa famille si jamais par malheur on venait à quitter ce monde? Dans notre culture nous pensons toujours à la famille. Nul n'osera construire, fut-elle, une baraque sans qu'elle profite aux siens. Autre raison de recourir à un prête nom dans un premier temps avant de constituer une SAS, c'est la justification de la somme colossale du capital de la société. 10 millions d'Euros. Cela suppose que Rafik Khalifa a, en France, une activité lucrative qui a généré autant de bénéfices après s'être acquitté de ses impôts. Chose qu'il est incapable de prouver. Dans n'importe quelle banque française on l'interrogera sur l'origine de ces fonds. D'autant plus qu'ils proviennent de l'étranger. Or, en France il n'est qu'actionnaire dans la SARL KRG PHARMA détenant 70 parts sur 210. Ses deux autres associés français n'ont pas connu la même fortune que lui. L'un d'eux, Sami Jacques Kassa s'est trouvé jouer au porteur de valises bourrées d'Euros et s'est fait prendre comme un vulgaire délinquant par un agent de douanes à Alger. Il dort, aujourd'hui, en prison. Ses deux associés ne pourraient jamais prétendre que leur petite société qui a pour objet l'importation et l'exportation de tous les intrants destinés à l'industrie pharmaceutique puisse dégager des bénéfices si incroyables. D'ailleurs, pour éviter toute interrogation sur l'origine de ces fonds, c'est à la fameuse BIA que Rafik Khalifa ouvre le compte de la SAS KHALIFA TV. Autre question : pourquoi Rafik Khalifa a-t-il opté pour la constitution d'une SAS (Société par Action Simplifiée) et non pas une SARL ou SNC ou la formule classique de SA (Société Anonyme) ? Cette dernière ne peut lui convenir dans la mesure où il lui est imposé un nombre minimum de sept associés. Il n'y a que l'EURL et la SAS qui lui permettent d'être actionnaire unique. Si en Algérie, il avait crée KHALIFA-AIRWAYS sous forme d'EURL, personne n'osait lui demander l'origine des 15 milliards de centimes qui constituent le capital, il ne pouvait se permettre en France de se soustraire à l'inévitable question :d'où viennent les 10 millions d'Euros dont cinq déposés en espèces ? En France il mettra à profit la loi n°98-587 du 12 juillet 1999 pour créer une SAS. Celle -ci suppose l'existence d'associés liés par un acte notarié et qui délivrent un blanc seing à un représentant dont seul le nom figurera sur les statuts de la société. Dans le cas où il serait interrogé sur l'origine de ses fonds, l'actionnaire unique pourrait révéler aux seuls enquêteurs l'identité de ses associés. Pourquoi Rafik Khalifa n'a-t-il
pas limité le capital de sa société à 37.000
Euros, le minimum exigé ? Pourquoi investir dans une entreprise qui ne rapporte pas un sou à son propriétaire ? ce ne sont pas les discours démagogiques qui finiront par nous convaincre de l'établissement d'un lien entre l'Algérie et la France et tutti quanti... Même au plan de la nouveauté dans le paysage médiatique, la chaîne KHALIFA TV n'a rien apporté de nouveau. Ce n'est pas Mohamed Benchicou, le directeur du MATIN qui risque de nous démentir. Lui qui croyait entrevoir l'ouverture d'un champ de liberté d'expression fut le premier à passer par la censure. C'était lors d'un débat enregistré au cours duquel il s'attaqua, comme à son habitude, au Président Bouteflika. Benchicou ne dénoncera jamais la censure dont il a été victime. Les interdits d'antenne à l'ENTV le sont, aussi, sur KHALIFA TV. Qu'ils soient hommes politiques ou artistes. Vous ne verrez jamais un clip de Matoub Lounès, Baaziz ou Ferhat. La couverture des évènements de l'Algérie n'a rien de différent de celle de notre unique et inique ALGERIAN TV. D'ailleurs n'a-t-on pas célébré les noces de ces deux chaînes, avec faste, le 14 décembre 2002, sous la " khaïma " du Sheraton du Club des Pins ? Hamraoui Habib Chawki le DG de l'ENTV et Djaouida Djazerli la tata du milliardaire, sous le témoignage de Pierre Wiehn, membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel français, avaient signé une convention digne d'un mariage de dupes. Que dit cette convention ? " L'ENTV apportera à KHALIFA TV un accès à ses archives et une assistance en formation pour ses nouvelles équipes. En contre partie KHALIFA TV contribuera à dynamiser le contenu de la chaîne publique par des inspirations nouvelles " si ce n'est que du vent. Cette convention, HHC l'aurait signée à contre cur, selon ses proches. Il ne pouvait qu'obtempérer aux " ordres venus d'en haut " (comme on dit communément en Algérie pour désigner le cabinet noir des généraux maffieux). En privé Le DG de l'ENTV ne ménagera pas ses efforts pour faire capoter cette convention. Il commence par mettre en garde ses journalistes désireux de s'engager dans l'aventure KHALIFA TV. Comme ils savent que les lendemains sont incertains chez Moumen, personne n'a cherché à faire le pas comme cela se fait quand il s'agit d'une chaîne arabe financée par les émirs du Golfe. C'est, donc, dans les milieux de la presse écrite que KHALIFA TV recrute les journalistes de la télé. Sans formation ni préparation aucune. A Alger, c'est un indicateur du DRS, en l'occurrence Mounir.B, journaliste au Quotidien d'Oran, qui joue au rabatteur pour recruter des correspondants sur place. En France, c'est une poignée de cadres dont la correspondante du quotidien El Watan et l'une des actionnaires de ce journal, Nadjia Bouzeghrane, qui recrute parmi les amis et les copains. Certaines de ses recrues s'étonnent de voir celle qui fait fonction de rédactrice en chef du Journal Télévisé, rester placide devant les humiliations que ne cessent de lui faire subir ses chefs en public. " Lors de la soirée du lancement de l'année de l'Algérie, Djaouida Djazerli qui n'avait encore aucune fonction officielle à KHALIFA TV l'a ridiculisée devant la nombreuse assistance par ses remontrances les plus désagréables" rapporte le correspondant d'un journal londonien. Les conseillers de Khalifa Des patrons de journaux privés vont jouer aux conseillers. Omar Belhouchet, Mohamed Benchicou et Ahmed Fatani, respectivement directeurs des quotidiens El Watan, Le Matin et l'Expression. Trois hommes qui se détestent et que tout sépare. Mais, le pognon de Rafik Khalifa arrive à les réunir. Ils ont participé au jury de sélection des journalistes et prodigué des conseils au milliardaire controversé. Selon des journalistes exerçant dans les trois quotidiens cités, leurs patrons passent plus de temps à Paris chez Khalifa qu'au siège de leur rédaction. Cette collaboration serait-elle gratuite ? Pour Omar Belhouchet (1), les avis sont partagés. Les uns l'accusent d'avoir touché 15.000 Euros par mois. D'autres avancent la somme forfaitaire de 100.000 Euros. N'ayant pu joindre le principal concerné, c'est un de ses collègues qui le défend en affirmant : " moi même je l'ai poussé à aider Khalifa pour que la chaîne ne tombe pas entre les mains des marocains et des libanais ". Il dément catégoriquement l'information selon laquelle Belhouchet aurait perçu la somme de 100.000 Euros de KHALIFA TV. Toutefois, l'opinion publique algérienne aura relevé que c'est le quotidien El Watan qui a couvert de la manière la plus objective les derniers scandales qui ont secoué l'empire KHALIFA. C'est aussi, le seul journal à n'avoir pas pris sa défense en découvrant le pot aux roses. Ce qui lui a valu pas mal d'inimitiés de la part de beaucoup de ses confrères qui lui reprochent de n'avoir pas eu la reconnaissance du ventre puisque El Watan au même titre que tous les autres journaux algériens a été inondé de publicité khalifienne. Certains de ses journalistes et même des actionnaires ont bénéficié d'enveloppes bien garnies lors des voyages de promotion organisés par Khalifa Airways et ont été pris en charge par le généreux milliardaire lors du match de football France-Algérie. A ce reproche, un journaliste d'El Watan répond : " il ne faut pas confondre l'indépendance de la ligne éditoriale et la publicité ". Khalifa et beaucoup de titres de la presse algérienne semblent, aussi, confondre publicité et corruption. Un journal qui offre ses colonnes comme support médiatique ne fait qu'assurer une prestation de service à un client. Cela ne sous-entend pas que le support médiatique doit se soumettre à son annonceur. Mohamed Benchicou, quant à lui, n'a pas encore répondu à notre appel téléphonique pour nous confirmer ou infirmer l'information selon laquelle il aurait touché 60.000 Euros. Une information récoltée à Paris et confirmée à Alger par les habitués de la maison de la presse de la rue Bachir Attar. Cependant, la rumeur qui a circulé selon laquelle ses filles seraient employées par KHALIFA TV, ne semble pas fondée. Une chose est, cependant, certaine et les écrits l'attestent : le quotidien Le Matin reste l'un des plus ardents défenseurs de Khalifa. Même lorsque ses hommes sont pris la main dans le sac, il ne s'en offusque pas. Au contraire. Il s'indigne de l'arrestation des délinquants et se demande pourquoi n'a-t-on pas procédé à une transaction tout simplement. C'est à dire laisser l'argent aux douanes et payer une amende. Comme si de rien n'était. Le journal qui a fait les gorges chaudes sur ORASCOM est cette fois-ci partisan du " ched med ya ahmed ". Il feint d'oublier que la transaction n'est valable qu'à un certain palier. Mais, quand il s'agit d'une somme qui dépasse les deux millions d'Euros cela relève du crime économique. Un crime que commet Mohamed Benchicou à petite dose. Après avoir ouvert la société " NEGOCE EXPORT " au 16 rue Kleber à Issy Les Moulineaux loin des quartiers fréquentés par les Algériens, il achète un pavillon à Boulogne, la banlieue chic de la région parisienne. Avec quel argent a-t-il investi en France ? Je reviendrai sur le sujet dans une autre occasion. Seulement, il faudrait souligner que le directeur du quotidien Le Matin dont la famille est installée en France depuis plusieurs années fait, lui aussi, le change au marché noir pour payer ses impôts locaux, fonciers (eh oui ! en France quand on est propriétaire on doit payer chaque années des impôts sur ses biens) et aussi pour subvenir aux besoin de sa famille. C'est dire que les grands titres sur les assassinats de pauvres malheureux à Bachadjarah, Beni Messous, Chlef, Bentalha etc. font des heureux parmi les patrons de la presse algérienne. Cela rapporte et ça permet de bien vivre à Boulogne parmi la bourgeoisie française et loin des gueux de Barbès et des banlieues nord. On peut dire que Benchicou et Khalifa mènent le même combat : appauvrir l'Algérie. Il n'y a, donc, aucune raison de s'étonner de voir le directeur du quotidien Le Matin défendre à mort l'un de ses bienfaiteurs.
Ce n'est, donc, pas le profil idéal pour en faire un conseiller. Mais, peu importe pour Khalifa. Son véritable conseiller en communication, en fait, selon une source généralement bien informée, serait Mohamed M'guedem l'ancien directeur de la communication du Président Chadli Bendjedid qui a marqué la déliquescence de l'Etat algérien. Les fiches des services secrets algériens, de l'époque, présentaient cet homme comme le rabatteur de filles de joie pour la nomenklatura algérienne. Ancien bagagiste à la Société Nationale des Transports Routiers, Hedi Khediri qui a bénéficié de ses services le présente à Larbi Belkheir pour l'introduire dans le giron présidentiel. Une fois introduit, il fut l'homme à tout faire jusqu'au jour où il se voit propulsé Directeur de la Communication à la Présidence de la République. Il devint l'homme fort du clan Chadli jusqu'au jour où il fut éjecté par le duo Hamrouche-Belkheir à qui il commençait à faire de l'ombre. Après avoir quitté la présidence, il continue d'entretenir des relations étroites avec le général Tewfik. Ce dernier fera du Nouvel Hebdo, un journal crée par Abderhmane Mahmoudi et dans lequel M'gueddem était actionnaire, un support médiatique du DRS. Selon des sources crédibles et bien informées, M'gueddem s'est rapproché de Rafik Khalifa à la faveur de la campagne de presse qui a pris son point de départ à partir d'un dossier publié dans Le Parisien sur le nouveau milliardaire algérien. Khalifa voit, alors, en lui l'homme, qui a des relations dans les médias français, capable d'arrêter cette campagne qui le dérange. Il voit, aussi, en lui un homme de confiance des généraux du cabinet noir. Il n'y a, donc, aucune raison de ne pas l'arroser à son tour. Ses bailleurs de fonds le lui auraient même recommandé. Khalifa achète tout, même les hommes Comme tout arriviste, Rafik Khalifa pense pouvoir tout acheter. La terre et tout ce qui bouge sur la terre. Comme il a arrosé la presse algérienne il va arroser la presse française. Comme les journaux français ne s'achètent pas par quelques pages de pub, il jette son dévolu sur quelques grands noms. Aujourd'hui, il peut dire " mes amis du canard enchaîné ". Certes, il a réussi à arroser Karl Zéro l'un de ceux qui se font passer pour les chantres de la liberté de la presse. Au mois de mars 2002, j'ai été contacté par Marc Fauchoux pour apporter mon témoignage sur l'empire Khalifa. Ayant appris que le documentaire devait être programmé sur la chaîne Canal+, j'ai fait remarquer au journaliste que le sujet risque d'être censuré. Il me rassura " non, c'est pour le vrai journal de Karl Zéro ". C'est l'incorruptible de la presse française quoi ! Il n'y a aucune raison de douter. Le documentaire dort encore dans sa boîte. Karl Zéro a été bien arrosé par le milliardaire algérien. Il lui offre une grosse somme d'argent pour sauver de la faillite la version papier du " vrai journal ". Il lui graissa la patte, ensuite, sous prétexte qu'il lui payait des honoraires de conseiller. Selon des proches de la vedette de Canal+, jamais Karl Zéro n'a touché autant d'argent sans contrepartie. Mais, la contrepartie c'est le silence de la presse française. Karl Zéro n'est pas le seul journaliste français à avoir touché des dessous de tables. L'hebdomadaire VSD, pour ne parler que des organes de presse qui m'ont sollicité pour leur livrer mon témoignage sur l'empire, a, lui, aussi, mis au placard une enquête dont une partie a été réalisée par Maude Klonenger. Son rédacteur en chef, pour justifier le rejet du dossier qu'elle avait confectionné, lui réclamait des documents et des preuves. Je lui avais exprimé ma disponibilité de lui fournir les documents qu'elle veut pour peu que son rédacteur en chef précise ses besoins. Le lendemain de l'entretien que j'ai eu avec elle, je lis un entretien accordé par Rafik Khalifa à l'hebdomadaire VSD. Un entretien dans lequel le journaliste lui a bien servi la soupe pour qu'il écarte d'un revers de la main tous les soupçons qui pèsent sur lui. Qui a dit que la presse est libre et indépendante en France? Les rares journaux qui ont consacré quelques articles pour s'interroger sur les dessous des affaires de Khalifa refsuent d'aller plus loin dans leur recherche. A titre d'exemple, ce dossier sera frappé d'embargo sous prétexte que tout ce qui est écrit, tout le monde le connaît. Et pourquoi ne l'écrivent-ils pas, alors, ceux qui savent? Il ne faut pas dépasser la ligne rouge, n'est-ce pas? C'était le cas avec le livre "La Mafia des Généraux". Il ne faut pas violer l'intelligence de José Graçon et de Jean Pierre Tuquoi. Il ne faut pas écrire ce qu'ils n'ont pas écrit. Ce sont les "maîtres penseurs" de tout ce qui touche à l'Algérie. Leur tactique c'est de titiller pour attirer l'attention sur eux en vue de se rapprocher de leur cible et de se faire arroser comme les autres si ce n'est pas plus. N'est-ce pas madame Florence Beaugé l'amie du général Belkheir dont elle fait son unique source d'information en Algérie? Elle n'écrit jamais des articles qui fâchent son ami le général. Certains journalistes de la chaîne KHALIFA TV nous confient qu'ils étaient nombreux à avoir suffisamment de compétence pour que Khalifa se passe des services de ces mauvais conseillers en tenant compte des suggestions faites par le collectif de la rédaction. Ils ont proposé une grille de programme capable de donner à la chaîne une aura qui fera d'elle un support médiatique en mesure d'attirer des annonceurs. Ils n'ont pas manqué de soulever l'énigmatique situation dans laquelle fonctionne la chaîne sans le moindre spot publicitaire. Par définition, une chaîne de télévision ne peut vivre sans publicité. Il leur fut répondu qu'une régie publicitaire est le meilleur outil de faire dans le blanchissement d'argent et par conséquent vaut mieux éviter ce genre de problèmes. Une réponse qui n'a guère convaincu les journalistes. En quoi des annonceurs dont on voit les spots publicitaires sur toutes les grandes chaînes du monde dérangeraient-ils KHALIFA TV ? Pourquoi veut-on assimiler la pub au blanchissement de l'argent sale ? C'est parce que Khalifa l'a fait vraisemblablement. Lui-même ne croit pas en la pub. Il a déclaré un jour que la pub qu'il payait aux journaux algériens et le sponsoring des clubs de football algérien n'était que du mécénat. Pour ne pas dire qu'il conçoit la pub comme une forme de corruption. Le fait de voir leur chaîne fonctionner sans la moindre rentrée d'argent, les journalistes et tous les salariés de la chaîne s'inquiètent. Ils assistent médusés à une gestion catastrophique de la chaîne sans pouvoir réagir. Ils vivent dans un malaise profond. Leur inquiétude a commencé lorsqu'ils ont vu s'arrêter le chantier d'un nouveau plateau dans les studios, il y a de cela deux mois. Elle grandit encore suite à l'arrestation de Djamel Guelimi. Eux qui ont pour métier de faire la communication constatent avec effroi qu'il n'y a pas de communication dans leur entreprise. Ils s'alimentent de rumeurs et d'informations récoltées dans la presse écrite pour apprendre des choses sur leur entreprise. Dans le journal télévisé de 20 heures, ils n'ont pu aborder les sujets qui concernent leur employeur. Pas un mot sur l'arrestation de leur patron Guelimi Djamel, ni sur la mise sous contrôle de KHALIFA BANK ni sur les avions de KHALIFA AIRWAYS restés cloués au sol provoquant l'anarchie dans les aéroports algériens. Et dire qu'il était promis à ces journalistes, à leur embauche, qu'ils allaient travailler dans le strict respect des règles professionnelles du métier. Payés selon la convention collective en vigueur en France, entre 2000 et 2300 Euros par mois, exerçant sans contrat de travail depuis l'ouverture de la chaîne, les journalistes de KHALIFA TV évitent de poser de problèmes à leur employeur pour peu que l'aventure ne s'arrête pas. Une aventure qui risque de connaître sa fin, jeudi 13 mars. Cette information leur avait été communiqué dans la journée du mardi 11 mars alors qu'elle circulait déjà à Alger depuis la veille. Prendre l'Algérie en otage La fin de KHALIFA TV je ne la souhaite pas pour ses nombreux salariés. Mais, elle est programmée. Ce n'est nullement le pouvoir politique algérien qui est derrière cette fin. Car, pour celui qui connaît les arcanes du régime algérien, le pouvoir politique n'a pas le pouvoir de décision. Ce sont les décideurs du cabinet noir qui ont fait de Rafik Khalifa leur homme lige qui veulent en finir avec cette chaîne qui ne leur rapporte rien. Au plan de l'image qu'ils veulent donner d'eux, il s'est avéré que cette chaîne est incapable de redorer le blason à des hommes tapis dans l'ombre. D'autre part, rien n'arrivera à convaincre les Algériens et l'opinion publique internationale que le cabinet noir des généraux maffieux est gentil et n'a rien à se reprocher. Les décideurs algériens sont vomis par tout le peuple algérien. Y compris par leurs larbins. Ce n'est pas une chaîne de télévision qui saura faire changer d'avis aux Algériens. Comme l'argent investi est de l'argent mal acquis il a fini par se retourner contre ceux qui l'ont volé au peuple algérien. Quel économiste pourrait nous expliquer qu'un compagnie pétrolière comme la SONATRACH la plus riche du pays et l'une des plus riches du monde apparaît comme un nain devant le groupe KHALIFA. Un groupe qui, soit dit en passant, n'existe pas juridiquement. 70 pour cent de l'activité footbalistique algérienne est prise en charge par KHALIFA, alors que SONATRACH a du mal à sponsoriser un seul club. Air France, l'une des plus vieilles compagnies aériennes d'Europe est incapable de s'afficher sur le maillot d'un club de quatrième division du championnat français au moment où KHALIFA AIRWAYS née de la dernière pluie sponsorise l'Olympique de Marseille. Ce ne sont là que quelques petits exemples pour comprendre que l'hégémonie de Khalifa et son expansion ne répondent à aucune règle économique. Au moment où sa banque est mise sous contrôle d'un administrateur de la Banque d'Algérie, Rafik Khalifa reconnaît l'incompétence de ses cadres. Comment dès lors expliquer que ces cadres incompétents ont généré des bénéfices à la pelle au point où il s'est permis des dépenses les plus extravagantes. Il est impossible de s'étaler, dans cet espace, sur la face cachée de l'empire Khalifa. Une simple lecture des bilans comptables de KRG PHARMA dont il dit qu'elle est à l'origine de sa fulgurante richesse suffit pour lui apporter le démenti le plus cinglant et l'amener à avouer les noms des véritables bailleurs de fonds. Des bailleurs de fonds qui ont pour but de prendre l'Algérie en otage à travers les quelques milliers d'emploi crées sous l'enseigne KHALIFA après l'avoir prise en otage durant de longues années par le feu et le sang. Conscients que leur fin est inéluctable politiquement, les généraux maffieux veulent maintenir leur pouvoir par l'argent. Aujourd'hui, on nous invite à verser des larmes de crocodile sur les emplois menacés par l'effondrement de l'empire Khalifa. On nous appelle à constituer un comité de sauvegarde de cet empire. On veut titiller notre fibre patriotique en clamant qu'il s'agit de la réussite d'un algérien mal vue par les français. On veut nous prendre pour des imbéciles. Comme si l'économie française n'a pas suffisamment bénéficié de la manne de Khalifa. A ma connaissance, on n'a pas encore attrapé un cadre de Khalifa avec une mallette bourrée de billets de banques en partance de Paris vers Alger. C'est le contraire qui s'est produit. Les Airbus commandés en France profitent au constructeur français et non pas à l'Algérie. Ce qui a été donné aux clubs algériens de football comparé à ce dont a profité l'Olympique de Marseille représente une goutte d'eau dans un océan. Convertissez 20 milliards de centimes en Francs français versés à l'O.M, en Dinar algérien et faites le compte. L'argent dépensé sur la chaîne KHALIFA TV n'a pas profité à l'économie algérienne. Je ne connais pas un seul artiste à qui Rafik Khalifa a offert 30 millions en devises pour venir assister à un match de football. Par contre je peux avancer les nom de Gérard Depardieu et de Catherine Deneuve. En quoi cela est-il rentable pour l'économie algérienne ? Quand Khalifa fait défiler une patrouille de jet team dans le ciel de Bègles en France contre une rémunération astronomique, en quoi cela peut-il nourrir des Algériens ? D'où provient cet argent pour rémunérer des hommes dont le dernier d'entre eux totalise 3500 heures de vol ? Ces pilotes offrent-ils leurs services pour les beaux yeux de Khalifa ? D'où vient cet argent ? Il a suffi qu'on attrape ses hommes de main en flagrant délit de vol et qu'on l'invite à cesser de faire sortir l'argent des Algériens dans les mallettes pour qu'il se déclare en cessation de paiement et KHALIFA TV risque de mettre la clé sous le paillasson. Voilà ce que c'est voler aux Algériens leur argent et les réduire à la misère noire. Tata Djaouida fait semblante de ne pas connaître la véritable nature des délinquants arrêtés à Alger. Elle avoue avoir été avec eux avant leur départ d'Alger mais ignorait qu'ils avaient les valises bourrées d'argent. "On s'est entouré d'hommes indignes de notre confiance" lance-t-elle. Comme si l'un n'était pas l'associé de son neceu à KRG PHARMA et les deux autres ses plus proches hommes de main. Certains n'hésiteront pas à épiloguer sur les conditions d'arrestation des amis de Khalifa. Ils multiplieront les interrogations du genre, qui serait derrière ces arrestations? Pourquoi le douanier les a-t-il arrêtés? Khelifa ne serait-il pas victime de la guerre des clans au pouvoir? tout cela n'est-il pas lié aux prochaines élections présidentielles? Que de questions et que de spéculations! L'essentiel est là. La richesse de Khalifa est douteuse. On vient de voir, sur la base de documents officiels, comment agit-il pour monter une entreprise et qui sont-ils ses hommes de confiance. Qu'on cesse, donc, de confondre le blanchissement de l'argent sale avec l'investissement sain. Qu'on cesse de faire d'un milliardaire énigmatique un exemple de réussite. Ceux qui ont voulu entretenir la confusion entre une poignée de généraux mafieux et l'armée algérienne sont ceux là même qui veulent aujourd'hui entretenir la confusion entre l'investissement économique sain et le blanchissement de l'argent. La raison est connue : ce sont toujours les généraux maffieux qui sont derrière. Hichem Aboud (1) Omar Belhouchet, le Directeur du quotidien El Watan, est le seul patron de presse à avoir réagi pour démentir formellement et sans la moindre ambiguité avoir perçu une quelconque somme d'argent de Rafik Khalifa. Dans une longue conversation téléphonique (le 16/03/03), il met au défi quiconque pourrait apporter le moindre indice de preuve sur ces allégations. J'ai la certitude que s'il y a une preuve à avancer pour compromettre Omar Belhouchet, le premier à l'annoncer ne serait autre que Ahmed Fatani qui accepte mal que le quotidien El Watan informe les lecteurs en toute objectivité sur les derniers développements de ce qu'il est convenu d'appeler l'affaire Khalifa. L'on se souvient qu'à la suite de la parution d'un article annonçant dans El Watan les difficultés financières de la KHALIFA BANK, Ahmed Fatani s'est fendu d'un article injurieux à l'encontre de Omar Belhouchet. Evidemment, quand on est à court d'arguments, on use de l'injure. C'est ce qu'a fait l'ancien indicateur de la SM. ___________________ Lire aussi:
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