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Autre membre de l’orchestre de François Gèze
Mehdi Mosbah rentre en Algérie

Parent du colonel Mohamed Chafik Mesbah (aujourd’hui retraité du DRS), Mehdi Mosbah qui avait bénéficié du droit d’asile politique en France depuis 1995 est rentré en Algérie dans le cadre de la charte de réconciliation nationale.

Il est vrai que ce jeune homme de 38 ans durant tout son séjour français n’a pas mené une seule action qui pouvait nuire au cabinet noir. La seule fois où il s’était mis sous les feux de l’actualité c’était à l’occasion de la parodie de procès opposant le sergent Khaled Nezzar à l’ex-sous lieutenant Souaïdia signataire du livre « La sale guerre ».

Ce jour là, Mehdi Mosbah, en bon exécutant de la partie du scénario écrit par François Gèze, avait fait partie des témoins qui ont soutenu Souaïdia. Je me souviens de sa petite phrase de présentation lorsqu’il dit « je suis franco-algérien et fier de l’être ». Ah ! le réfugié politique qui  cherchait un pays de rechange c’est lui, alors. Et comme il voulait se mesuer à moi, le coco qui n'a pas réalmisé le millième de ce que j'ai fait, je lui rappelle que contrairement à lui je n'ai jamais demandé la nationalité française ni pour moi ni pour les membres de ma famille. Je suis toujours fier de ne détenir qu'un titre de séjour de réfugié politque. Et contrairement à lui, je ne suis pas concerné par la charte de réconcilaition car la mafia que j'ai dénudée dans mon livre "La Mafia des Généraux", dans mon magazine "RACINES D'OUTRE-MED', dans toutes mes interventions radiophoniques, tévisées et de la pressse écrite, cette mafia ne me pardonnera jamais et moi je ne lui pardonnera jamais d'avoir réduit mon pays à une république couscoussière. Certes, la comparaison n'a pas lieu d'être entre un anonyme qui s'était mis au service des commerçants du sang et un homme libre qui a toujours agi en solo et selon ce que lui dicte sa conscience. Mais, il fallait tout de même le ramener à sa juste proprtion de minus, ce petit Mehdi Mosbah qui se prenait pour le champion des opposants de la tchatche.

Aujourd’hui, le franco-algérien Mehdi Mosbah comme beaucoup d’autres membres de l’orchestre François Gèze rentre en vacances au pays d’origine. Je ne pense pas que le retour soit définitif. Comme il est maintenant bi-national, il va avoir un pied en Algérie et un autre en France comme beaucoup de ceux qui ont fait commerce du sang et des larmes des millions d’Algériens qui sont restés en Algérie faire face au terrorisme des deux camps antagonistes, les généraux et les islamistes qui ont préféré les servir.

Il est à rappeler que Mehdi Mosbah avait été interné dans les camps du sud sans raison au lendemain du putsch, lui qui a toujours fait partie de la jeunesse « tchi-tchi » d’Alger et issue d’une famille petite bourgeoise. D’où les doutes que nourrissaient à son encontre les vrais militants du FIS.

D’ailleurs, après sa libération des camps du sud, il trouva refuge, selon ses propres aveux, chez le général Smaïn Lamari avant de s’envoler pour Paris où il obtint l’asile grâce aux réseaux mis en place à l’époque par des pseudo sympathisants de la cause algérienne dont le fameux François Gèze qui avaient pour mission de diviser et de briser l’opposition algérienne en exil.

Hichem ABOUD
le 02 février 2007

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