Les mots sont amers,
Comme une épée,
Ils blessent là où ils passent.
La flatterie, elle, facile et reposante
Abuse mais empoisonne.
Un mot, c'est une dette qui n'engage
Que celui qui est libre
Ahmed Fouad Negm
 
  Agissons pour l'instauration de la démocratie en Algérie Agissons pour l'instauration de la démocratie en Algérie  

 

 

Ce livre est le cauchemar de ceux qui ont abusé de l'Algérie et de son peuple

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 
Portrait
 
 

 

 

 

L’homme des sales besognes est de retour

 

Menteur et démagogue

 

Il n’y a qu’en Algérie qu’on sait faire du neuf avec du vieux. Il n’y a qu’en Algérie où l’on ose vous ramener aux devants de la scène un homme qui s’est distingué par ce qu’il a commis de plus abject comme actes pour faire de lui, aujourd'hui, une sainte nitouche. Il n’y a qu’en Algérie où l’impopulaire devient populaire sans que personne ne trouve à rien redire.

 

C’est normal me diriez-vous, quand on sait qu’en Algérie nous cultivons l’amnésie plus que tout le monde. Nous qui sommes capables de renier nos origines pour aller en chercher d’autres, ne nous est-il pas plus facile d’oublier que le sieur Ahmed Ouyahia a plongé dans la misère des centaines de familles de cadres honnêtes qu’il a frappé d’une injustice dont la cruauté n’a d’égal que la bassesse de cette marionette qui rêve de pérsider aux destinées de l’Algérie.

 

Démagogue, bon parleur, plus menteur que lui tu meurs. Telles sont les qualités qu’apprécient les hommes de l’ombre chez Ahmed Ouyahia, ce jet ancien diplômé de l’Ecole Nationale d’administration élevé dans le sérail d’un régime qui a érigé la médiocrité en système.

 

Celui qui est prêt à marcher sur le cadavre de son père n’a aucune honte à assumer, sans état d’âme, l’emprisonnement de centaines de cadres juste pour donner l’impression que son gouvernement, émanation du cabinet noir, luttait contre la corruption. Ah ! La bonne blague de Ahmed Ouyahia. Au pays de la corruption on prétend lutter contre la corruption en souillant l’honneur de cadres intègres. Cinq années plus tard, et sans qu’ils ne soient présentés devant la justice, ces victimes de l’arbitraire sont réhabilités, indemnisé et placés de nouveau à des fonctions plus importantes que celles qu’ils occupaient.

 

C’était une façon pour ce régime de corrompus de faire son mea culpa de ce qu’ils appellent une « grave erreur ». Mais, l’auteur de la grave erreur qui n’est autre que le sieur Ahmed Ouyahia a continué à jouir de l’impunité. Il ne payera jamais cette « grave erreur ». Après tout, il n’est qu’un simple exécutant d’instructions de ses parrains.
Ahmed Ouyahia est, aussi, l’homme qui a ponctionné les misérables salaires des fonctionnaires sous le fallacieux thème de l’emprunt national. On obligeait les salariés du secteur public de donner une partie de leur misérable salaire sous forme de prêt à l’état. Un prêt remboursable après cinq années et plus. Evidemment, le remboursement se fait en dinar dévalué.

 

C’est, aussi, lui qui a brisé le formidable élan du mouvement citoyen né en Kabylie. Jouant au kabyle de service, il assumera pleinement la trahison de la cause tamazight en manipulant les éléments les plus malléables du mouvement citoyen.

Ces sales besognes, Ahmed Ouyahia les accompli en toute conscience. Pour s’accrocher au pouvoir, il ne rechigne à aucune besogne aussi dégueulasse soit-elle. Chacun de ses passages à la tête de l’exécutif charrie une odeur nauséabonde de trahison, d’arbitraire et de soumission aux hommes du pouvoir occulte. Et dire que c’est cet homme qu’on veut désigner à la tête de l’Algérie. Pauvre Algérie !

 

Hichem Aboud
23 juin 2008

 

 

Portrait de Ouyahia

paru dans "La Mafia des Généraux"

(Edition J.C Lattès février 2002)

 

 

 

Elève de Mahieddine Ammimour, qu'il  a cotoyé durant de longues années, il a dépassé le maître pour devenir l'homme des sales besognes du système. Je l'ai connu lorsqu'il effectuait son service national à la direction de la communication de la présidence. Son travail consistait à distribuer les badges pour les journalistes chargés de couvrir les activités du président de la République.

 

Parallèlement, il était pigiste à l'hebdomadaire sportif El Hadef et à l'hebdomadaire du FLN, Révolution Africaine. Il signait ses articles sous le pseudonyme de O. Mourad. A cette époque, il était très gentil, très serviable avec tout le monde. Contrairement à certaines rumeurs, cet énarque originaire de Kabylie n'a jamais fait partie des effectifs de la Sécurité militaire. Evidemment comme tous les larbins, il se plie en quatre devant un sergent des services et n'hésite pas à exécuter n'importe quel ordre qu'on lui donne. Pour preuve, il est actuellement l'un des sous-traitants les plus en vue de la mafia, parmi le personnel politique.
   

L'ancien petit distributeur de badges est aujourd'hui ministre d'Etat, ministre de la justice. Il reste un candidat potentiel des décideurs pour les prochaines présidentielles.

 

Après avoir occupé diverses fonctions au ministère des Affaires étrangères et occupé le poste d’ambassadeur au Niger, il se rapproche des cercles de décision et fait une entrée timide au gouvernement de Ghozali en 1991comme ministre délégué aux affaires maghrébines. Quelques années plus tard, il sera, à quarante-deux ans, le plus jeune chef de gouvernement depuis l'indépendance de l'Algérie. Il marquera son passage à la tête de l'exécutif en excellant dans le mensonge, c'est son fort, et par la fameuse ponction des salaires des fonctionnaires et des travailleurs du secteur public, ainsi que par l'arrestation de nombreux cadres et dirigeants d'entreprises publiques sous le fallacieux prétexte de « la lutte contre la corruption ». Comme si les corrompus et les corrupteurs étaient ailleurs que dans les cercles mafieux qui l’ont instrumentalisé.

 

C'est le chef de gouvernement le plus impopulaire que l'Algérie ait jamais connu. Au hit-parade des hommes haïs, il se place incontestablement juste derrière Messadia, l'ancien boss du FLN des années Chadli. Lui aussi est chef de l'actuel parti au pouvoir, le Rassemblement National Démocratique (RND), ce parti fantoche qui rafle la majorité des sièges à l'Assemblée nationale cinq mois après sa création. Un parti mis au monde par le général Mohammed Betchine pour se constituer une force politique et que viennent lui confisquer les décideurs pour le confier à leur poulain, Ahmed Ouyahia.

Cependant, on ne lui connaît pas de relations dans le monde des affaires, ni d'enrichissement illicite. Il se contente de servir la mafia sans se servir. Voilà quelqu'un qui sait respecter les règles du jeu. Il ne piétine pas les plates-bandes des chefs.

 

Pages 90 à 92

Chapitre IV

 

 

 

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