Tout puissant ministre de la défense qu’il était, imbu de sa personnalité et de son rôle au sein du cabinet noir, le général major Khaled Nezzar, ancien sergent de l’armée coloniale, a vu de toutes les couleurs avec moi, le simple citoyen fils du peuple.
Après l’avoir traîné dans la boue et malmené dans « La Mafia des Généraux » en lui consacrant plusieurs pages qui l’ont couvert de honte, je l’ai jeté entre les mains d’un juge d’instruction comme n’importe quel délinquant. Je l’ai rabaissé en le soumettant à l’humiliant interrogatoire du juge (ton nom, ton prénom, ta date de naissance, ton adresse, le nom de ton père et son prénom, le nom de ta mère etc.)
Khaled Nezzar, l’homme fort du régime algérien n‘a jamais pensé qu’il allait connaître pareille humiliation. Eh bien, moi, Hichem ABOUD simple citoyen algérien je l’ai humilié en déposant plainte contre lui pour avoir osé me diffamer en prétendant que ma famille avait quitté Oum-El-Bouaghi au lendemain de l’indépendance parce qu’elle aurait collaboré avec les autorités coloniales.
Oui, Nezzar l’ancien sergent de l’armée coloniale fils de sergent de l’armée coloniale, le traître fils de traître (khabith ben khabith) a osé diffamer une famille dont jamais aucun de ses membres n’a porté l’uniforme de l’armée coloniale. Avec Nezzar on vérifie amplement l’adage qui dit « il n’y a pas plus éloquent qu’une pute quand elle parle d’honneur ». Et Nezzar s’est avéré une pute au sens propre du terme puisque devant le juge d’instruction il s’est rétracté en disant qu’il ne visait pas la famille de Hichem ABOUD.
De m :on côté j’avais déclaré au juge « Si Nezzar peut apporter la moindre preuve qu’un membre de la famille ABOUD d’Oum-El- Bouaghi a porté l’uniforme de l’armée coloniale pendant la 1ère ou la 2ème guerre mondiale, ou en Indochine ou durant la guerre d’Algérie ou après l’indépendance, que ce soit en tant qu’engagé ou dans le cadre du service militaire, je retirerais ma plainte et présenteraient mes plates excuses à l’accusé.
Pour échapper à une condamnation certaine, l’ancien sergent de l’armée coloniale a fait appel à ses protecteurs de l’administration française pour donner ordre au juge d’instruction de faire semblant de s’être trompé dans le décompte des jours pour prononcer le non-lieu.
Evidemment, j’ai fait appel, mais comme mes moyens financiers ne me permettaient pas de constituer un avocat (j’en avais suffisamment payé lors du dépôt de la première plainte), le tribunal n’en a pas tenu compte puisque seuls les avocats ont droit d’accès à la chambre d’appel.
Les faux opposants ont brillé par leur absence puisque pas un seul d’entre eux ne s’était manifesté pour me soutenir pour constituer un avocat. Néanmoins, je tire une grande fierté d’avoir donné des sueurs froides à celui qui croyait avoir droit de vie et de mort sur les Algériens.
Mon père, dans sa tombe, peut dormir tranquillement. Il est fier de moi. Tout comme mes enfants qui seront fiers de leur papa qui a fait trembler celui qui a participé dans l’assassinat, l’enlèvement et la déportation de milliers d’Algériens.
Que ceux qui ont été victimes de ce monstre n’hésitent pas à déposer plainte contre lui. Viendra le jour où il rendra des comptes devant la justice des hommes avant de subir le châtiment divin.





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