Les prostitués de la presse algérienne

Après le suicide d'un cadre au siège de la présidence de la République, l'interpellation du président dela République par un groupe d'anciens officiers de l'ALN, la dénonciation du goumier Ali Tounsi par des officiers de la police nationale et la scandaleuse affaire de la prise en flagrant délit de Khalifa dans une opération de fuite de capitaux toutes rapportées par le quotidien El Watan, la presse algérienne continue d'observer un mutisme qui en dit long sur la dépravation de la presse algérienne.

Sous d'autres cieux, ces scandaleuses affaires auraient fait la une de tous les journaux et sucité des commentaires à la pelle. La presse algérienne prisonnière de nouveaux riches qui ont fait du terrorisme un juteux fond de commerce n'accorde pas la moindre importance à ces affaires. Et pour cause…

Des directeurs de journaux privés ont investi dans des sociétés d'exportation de pâtes alimentaires et de bananes vers l'Algérie, ont acheté des pavillons dans les banlieues chics parisiennes, d'autres usent et abusent de la brosse au profit de Khalifa en contrepartie de quelques sous, d'autres sont liés à des généraux dans des affaires qu'ils croient garder au secret et j'en passe. Tout cela sera révélé dés que les vérifications de nos informations terminées. IL n'y a pas que les directeurs de journaux qui sont en cause.

Des actionnaires, aussi, qui n'ont de relation avec leurs journaux que pour toucher les dividendes en restant planqués dans le confort européen. D'ailleurs, chez Khalifa TV on compte une actionnaire d'un grand quotidien algérien qui se fait tirer les oreilles en public par la tante de Khalifa. Nous reviendrons sur le sujet.

Hichem Aboud

 

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le 27/02/03